mardi 14 août 2012

Vacances en Grèce, 19 septembre, suite et fin



Il me reste une corde à mon arc dans le coin : le « concessionnaire » ( j'ai des doutes, maintenant, sur le terme à employer ! ) du patelin à 3 km de là. Comme il n'y a pas d'adresse précise, je guette qq chose qui ressemblerait à un magasin de motos. J'ai des doutes sur un commerce, rien ne laisse voir quoique ce soit comme motos, mais je crois reconnaître le mot moto en grec sur le petit panneau... En tous cas, c'est fermé ! Je hèle un peu plus loin des jeunes sur un scooter, celui à l'arrière pourrait passer pour un apprenti moto. Le jeune de devant me montre effectivement son copain du doigt qd je demande une « moto-shop », et me montre ensuite le magasin que je soupçonnais, mais hélas il conclut par un « closed until five » Argghhll, ça n'ouvre qu'à 17h ( Christina, ma coloc du ferry, m'avait prévenue du risque ! ) et il est 15h10 ! Il m'explique que c'est partout comme ça. Donc comme mon pneu a encore l'air d'être « dur » ( en tapant de la botte dedans, méthode très scientifique ;-) ), je prends le risque d'aller jusqu'à ma 3ème adresse, à Ioannina. Je prends même un double risque en décidant de conserver mon Road-Book initial par la route verte E92, car elle est plus longue ( en km et en tps ! ) et plus « « désertique » »  que l'autoroute. Mais deux avantages : je fais le RB que je voulais ;-) et je n'arriverai pas trop en avance à Ioannina, ce qui aurait été le cas par l'autoroute.
Je profite d'une station service pour vérifier ma pression : il en manque un peu, je complète et mets mm 2,8kg ( le gars avait regonflé à 2,5 ). Petite boutique à côté, comme il fait tjs une chaleur à crever, j'achète deux petites bouteilles d'eau ( 1€, ça va ), j'en bois une direct et je range l'autre.
Je repars. A cause de la chaleur-lourdeur, du tps pas très beau ( bcp de nuages jaunâtres, chape de brume dans les plaines ) et surtout à cause de mon pneu qui me tracasse, je n'arrive guère à admirer le paysage de montagnes, un peu trop « aride » à mon goût malgré les forêts qui recouvrent pas mal de montagnes. Mébon, je fais qd mm qq photos ( mon GPS me donne une arrivée à 17h chez le conc', parfait ! ), notamment des mini chapelles ( grosses comme...euh...un tabouret de bar, par exemple! ) qui jalonnent les routes, soit pour commémorer une mort sur cette route, soit au contraire pour remercier le ciel d'avoir évité le pire ( ! ) Le temps s'améliore petit à petit, coins de ciel bleu et sensation qu'il fait un peu moins chaud...je commence à prendre du plaisir sur cette route déserte. Je croise un panneau avec écriture cyrillique jaune sur fond bleu, que je prends pour le nom d'un patelin ( mm s'il n'y a pas encore de maisons ;-) ) QQ chose du genre Agya Nayos, je me dit, ah ouais, le patelin doit s'appeler du nom d'une sainte...
QQ dizaines de mètres plus loin, je vois un panneau routier complètement différent, écrit en blanc sur fond bleu : « Slow Icy Road » Arghhhl, nous y voici, ça doit être à ça que faisait allusion un internaute avec qui j'ai discuté de la Grèce avant de partir : le verglas d'été !!! Et en effet, qq mètres après, panneau très explicite avec une voiture qui dérape et un symbole de pluie ! Ouf, heureusement que la route est sèche, me dis-je... au moment où qq gouttes me tombent dessus :-///
Heureusement, ça ne dure pas et la route reste sèche !
Je vois de l'autre côté de la route un vaste parking ( gravillonné of course ! ), et en face une montagne dont la forme me fait dire qu'il y a sûrement le méandre d'une rivière à son pied. Donc je traverse la chaussée et me gare prudemment. Je m'approche du point de vue : déception : c'est juste une route qui longe le pied...ah mais non, pas seulement ! En m'approchant encore, je vois finalement la rivière et son méandre :o))
Autre petite pause photo pour une stèle en hommage aux femmes paysannes. Mon GPS m'annonçant maintenant une heure d'arrivée à 17h15, je ne fais plus d'arrêts !
Un peu avant d'arriver à Ioannina ( dans la banlieue ), je vois à nouveau un réparateur de pneus, avec qq petites motos garées devant. Je retente le coup. Le jeune me dit qu'ils ne peuvent pas réparer par l'intérieur, seulement faire ce que j'ai fait avec mes mèches, donc ça n'est pas la peine. Au moins, il est honnête et sympathique, et parle anglais ! En plus, en me montrant son petit « supermotard » Honda, il me dit que si je veux, il peut m'emmener chez un conc' moto ( celui chez lequel il va lui-mm ! ), mais qu'il faudra que je patiente : il n'ouvre qu'à 18h !!! Comme il m'explique que ce sont les horaires normaux des conc', et que ce sera pareil au centre-ville, comme j'ai déjà depuis lgtps décidé, contrainte et forcée, que je zappais la visite de la vieille-ville ( la citadelle, au bord du lac ) pour aller au plus vite à Mondendri qd mon problème de pneu serait résolu, autant que j'aille à celui-là, qui est plus proche de ma destination...
Je suis donc ce fou du guidon qui, pour m'impressionner ou parce que c'est son habitude de rouler comme ça ( je pencherais plutôt pour la 2ème option ! ), mets gros gaz et dérape plein de fois de la roue arrière ! Je le suis à un rythme moins soutenu, il m'attend donc régulièrement ;-) Il finit par me montrer le conc' ( le plus « vrai » que j'ai vu depuis mon arrivée : un garage moto avec les 4 marques japonaises en gros sur la vitrine ! ) et me conseille d'aller boire un coup en attendant. Ce que je fais, enchantée de découvrir que la superbe pâtisserie juste à côté est climatisée ! Seulement 4 fauteuils en vis-à-vis à l'intérieur, mais je ne me gêne pas pour les occuper avec mes affaires de moto ! Je commande un cappuccino décaféiné ( 1,80€ ) en attendant 18h, et je passe le tps en écrivant un MMS à Xtian pour qu'il vous le transmette !
A 18h, je vais chez le conc', qui me dit tout net que non, ils ne réparent pas les pneus, pour des raisons de sécurité. Je trouverai peut-être des réparateurs de pneus pour le faire, mais à cette heure-là ( !!!pas de chance ! ) ils sont tous fermés, il faudrait attendre demain matin.
Sentant venir la solution finale, je demande combien me coûterait un pneu ( j'ai eu le tps d'y penser pdt mon trajet : d'une part mon pneu a qd mm déjà bien vécu ( 14600km, avec tous mes km à venir en Grèce, j'aurais dû le changer dans pas très lgtps ), et d'autre part, vu le trou que j'ai fait avec mon outil, plus le « sur-trou » qu'à fait le gars ce matin ( l'air sortait fort quand il a enlevé mes mèches ! ), si personne ne veut me faire une réparation de l'intérieur, je ne serai pas tranquille de toutes les vacances avec un pneu semi-réparé ! ) Le gars prend tout de suite un air d'enterrement en me disant : les pneus sont chers, en Grèce ! :-((( Au début, bien qu'il ait l'air sympa, je me demande s'il ne veut pas truander un peu la nana motarde et étrangère que je suis, mais en fait, non, il me sort les catalogues de trois manufacturiers : Bridgestone ( le mien ), Pirelli et Dunlop. Respectivement, je lis à la ligne de ma taille de pneu : 209€, 206€ et 190€ :-(( Je lui dis qu'en effet, c'est cher, que je vais essayer de chercher à réparer qq part et que si je ne trouve pas, je reviens faire monter un Dunlop neuf ( autant prendre le moins cher, vu comme je roule peinard, ça n'a guère d'importance ). Il le dit OK, revenez juste maximum à 19h30 car je ferme à 20h.
Je reprends la moto et me dirige vers le centre-ville de Ioannina. Au bout de 300m, réparateur de pneus : des jeunes sont assis sur les marches, mais à peine ai-je garé la moto devant qu'ils me font signe que c'est fermé ! Ca commence mal ! Et ça continue mal : comme j'ai eu l'impression d'avoir eu un peu de mal à me garer, je re-vérifie le pneu : mou, je peux l'enfoncer avec ma pointe de botte :-(( OK, plus possible de conduire dans ces conditions, je déclare forfait et je retourne chez le conc' faire mettre un pneu neuf. Comme ils ont déjà des travaux en cours, je retourne patienter à la pâtisserie du coin, en habituée ;-/ Comme il est déjà tard, je prévois un dîner difficile si j'arrive à Monodendri tard, donc je décide de commencer les restrictions budgétaires pour compenser l'achat du pneu : je prends un friand jambon-fromage et une petite brique de jus d'orange pour 2,80€, ça me servira de dîner !
Je reviens récupérer ma Diversion toute fraichement chaussée ( je l'ai vue en arrivant sans sa roue arrière ( ils arrivaient pour la remettre ), ça m'a fait très mal au coeur ! ) pour 190€ + 10€ pour la pause, ce qui est très raisonnable par rapport au boulot que c'est alors que le gars d'Igoumenitsa m'a demandé la même somme pour 30 secondes de pose de mèche qui n'a mm pas tenu une journée !!!
Je remercie, il me demande d'où je viens et où je vais et son visage s'éclaire d'un grand sourire heureux quand je lui dis que je vais à Monodendri : « vous verrez, c'est vraiment très joli, vous avez bien choisi! » Bon, finalement, je n'ai tjs pas pris ma douche donc là j'y vais avant de vous raconter la fin de la journée, pas de tout repos non plus !
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Donc je pars tard du magasin de moto ( vers 19h15 de mémoire ), je fais le plein en prévision de la zone montagneuse que je vais attaquer ( chance : je le fais à 1,643€ le litre, le moins cher que j'ai vu jusqu'à présent ! ) et mon GPS m'annonce une arrivée vers 20h à Monodendri, donc sûrement plus avec mon allure d'escargot habituelle !
Le principal problème c'est que je me dirige clairement vers un méga orage, dont je vois des éclairs zébrer le ciel très souvent :-/ Donc j'essaie de me bousculer un peu pour faire la course avec lui. D'habitude je fais la course pour m'éloigner des orages, là, je n'ai pas le choix : ma route m'y emmène direct, en plein dedans, j'espère juste me retrouver dessous le plus tard possible, quand je serai au plus près de mon logement... Mais soudain, Mme Bonnétoile revient : ma route bifurque très largement vers la droite et je me retrouve ( après avoir été pdt plusieurs km sur le flanc d'une montagne ) dans une autre vallée avec seulement qq nuages bien gris, OUF, soulagement! Car je n'oublie pas les panneaux de « icy road » :-/
19h45, luminosité entre chien et loup, 20h, c'est la nuit, et je ne suis pas encore arrivée :-/
Mais j'approche, et mon GPS me dit soudain de tourner à droite. Comme il m'annonce l'hôtel Vikos à 1,6km, je me dis que c'est la route finale pour arriver au village, je m'y engage. C'est une route mal pavée et avec un « chemin central » d'environ 60cm avec des sortes de mini escaliers pour bien « accrocher » quand ça glisse ( je suppose ? ), bref, un truc infernal à moto, que ce soit sur cette partie centrale ou sur les pavés tordus de chaque côté :-/ Je continue qd mm, pas trop le choix ( en fait, si, je me dis que si ça devient pire, je logerai à Vitsa, un peu plus bas sur la route principale, où j'ai vu des logements ). Mais à un moment ce chemin pavé très relativement praticable devient un chemin empierré plein de trous ( et tout ça de nuit ! )! J'arrête la moto et je décide d'aller en reconnaissance à pieds pour voir si ça s'améliore plus loin... Ben non :-((
J'entreprends donc de faire un périlleux ( à mon niveau en tous cas ! ) demi-tour sur ce chemin pavé en pente, sans voir grand chose de ce que je fais ( pas de lumières à l'exception de mon phare ) Ca me prend un temps infini parce que j'y vais centimètre par centimètre, mais je finis par y arriver sans tomber, pas peu fière de moi, mais un peu tremblotante de l'effort fourni ;-)
En bas, au lieu de repartir à gauche vers Vitsa, comme je vois que la route principale sur laquelle j'étais continue, je décide de l'emprunter un peu pour voir ce que me dit mon GPS. Et il recalcule et trouve maintenant mon hôtel à 2,5km ( au lieu d'1,6km, 900m de + ) ! Je vais donc peut-être qd mm y arriver, avec un détour !( en fait, par la route principale au lieu d'un raccourci pourri! )
Ben non. J'arrive dans Monodendri ( j'apprendrai le lendemain que c'est Monodendri « haut » ! ) mais le GPS veut me refaire prendre une route pas possible ( en gros, pour retomber sur celle que j'avais prise et où j'ai fait demi-tour, l'hôtel étant entre ces deux bouts de mauvaise route, euh, chais pas si chuis claire! ), donc je m'arrête, un peu désespérée, et je demande à des gens sur une terrasse s'ils parlent anglais : oui, ouf ! Connaissez-vous l'hôtel Vikos ? « Oui, il faut prendre cette rue, là... » « mais elle est impraticable à moto !!! » Et là, ce qui semble être un hôte ami de la 2ème personne, me dit : si vous cherchez un logement, je vous conseille celui où je suis ( donc là ), 1ère classe, pas cher ! Comme je n'ai pas réservé fermement à l'hôtel Vikos, je demande combien ça coûte pour une chambre single. Le patron hésite, me jauge ( :-/ ), tergiverse... Je suis épuisée par ma rude journée et mon difficile demi-tour récent et je n'ai pas la patience de marchander, j'ai une idée pour l'aider à se décider sur le prix qu'il va me proposer : je lui dit qu'à l'hôtel Vikos, c'est 35€ avec le PDJ, s'il peut me faire le même prix, je viens, il faut juste me dire oui ou non ! Il sent que je suis un peu énervée par ses hésitations et a priori, le prix lui va bien, donc il me dit « OK, OK, c'est pareil pour moi, venez ! Montez juste votre moto dans la rue derrière, où il y a le parking. Je crains encore une route pourrie, mais non, c'est la route principale qui continue après un lacet, je gare enfin ma moto , sur une belle route goudronnée, délaissant son parking empierré : « is it forbidden here ? » ( où je me suis arrêtée ) « No, but... » je le coupe : "so, I'll stay here !"  « OK, OK ! » Le gars, jeune ( 25-30 ans ), est un peu désorienté par mon « autorité » ( dûe à ma fatigue et à l'envie d'en finir avec cette éprouvante journée ) ;-))
Il m'aide à porter mes bagages tout en faisant l'article pour sa guest house ( ça n'est plus la peine, ma décision est prise! ), vous verrez, j'ai de belles chambres et je vais même vous donner la plus belle... ;-)
L'ensemble de petites maisons en pierre dont il s'occupe ( guest house LADIA ) est absolument superbe, complètement dans le style montagnard du coin, comme tout le reste du village :o)

http://www.tripadvisor.fr/Hotel_Review-g1877770-d2571611-Reviews-Ladias_Guest_House-Monodendri_Ioannina_Region_Epirus.html
 
Bon, l'ameublement de la chambre est légèrement kitsch à mon goût ( dommage, je suis sûre que pour le même prix ils auraient pu faire du « rustique-chic » cher à mon cœur, mais ça n'est peut-être pas le goût de la majorité des touristes ! ), mais la chambre est grande, il y a une petite mais fonctionnelle salle de douche, une cheminée, un petit balcon...et en plus, j'ai vu sur la porte d'entrée qu'ils ont le WiFi donc je suis en fait enchantée du rapport Q/P de cette chambre, au moins égal à celui de l'hôtel Vikos !
Le gars me dit que pour le PDJ, c'est la maison d'à côté, et que pour le WiFi, c'est libre d'accès au nom « hotelladia »
Comme il est un peu tard, je préfère me jeter sur le WiFi pour voir si ça fonctionne pour pouvoir aller râler si ça n'est pas le cas ;-)
Et en effet, je ne trouve pas son « hotelladia » mais juste un autre nom barbare ( lettres et chiffres ) ; Je le rappelle : il me dit « bah, c'est peut-être ça, essayez » ( !! ) Je clique dessus mais le signal est trop faible, ça ne veut pas capter. Il me dit d'essayer près du balcon! Un petit cran misérable, pas assez pour mon web-mail. Il me dit d'essayer directement sur le balcon ( alors que l'orage, qui s'est rapproché, menace !! ) !! En effet, là, il y a deux crans :-/
Je me dis que c'est mieux que rien et c'est en m'installant entre la porte et le balcon ( ! ) que je vous écrirai une partie de mon CR, enveloppant l'ouverture de la porte avec le rideau pour que les moustiques ne passent pas dans la chambre, attirés par la lumière !!! Folklorique !
Douche, puis je descends pour prendre un verre bien mérité au bar-restaurant où je PDJeunerai le lendemain. Je choisi un tsipouro ( ou qq chose comme ça ), sorte d'alcool de raisin du coin, proche de la grappa.

 http://fr.wikipedia.org/wiki/Ts%C3%ADpouro

 C'est mignon, le barman me le sert dans une petite bouteille genre mignonnette, mais pas « pré-remplie » il verse d'une grande bouteille dans cette petite, et me donne un petit verre avec. Ca me rappelle la Serbie ; j'avais d'ailleurs rapporté des petites bouteilles comme ça de là-bas...
Je demande à payer, c'est 2,50€, ça va. Mais le barman rajoute « mais je vais vous donner un petit qq chose à manger avec! » Alors ça va encore mieux ;-) Et il me sert une sorte de part de tortilla à la pomme de terre...mais sucrée ! Assez étrange, et j'aurais préféré une version salée, mais je le mange quand même volontiers !
Je rentre ensuite dans mon home, sweet home, acquis de haute lutte ;-)) et m'endors béatement dans mon lit de 150 ( si je ne me trompe ) :o)))
Voilà la fin de ma dure journée du lundi 19, rédigée alors qu'il est déjà 17h mardi, c'est vous dire si j'ai du retard !!
Bon, il pleut tjs autant à Papigo, mais il va qd mm falloir que je reparte vers Monodendri !












Guest House Ladia

Guest House Ladia

Ce que je ne ferais pas pour capter le WiFi!

Le fameux tsipouro


lundi 13 août 2012

Vacances en Grèce, 19 septembre, 1ère partie


 Comme à ce stade, j'arrive en Grèce, j'en profite pour vous mettre mon RB prévisionnel ( et un peu vague, pour la fin en Grèce! ), étant entendu que comme, à part l'aller et le retour, les distances par jour sont raisonnables, ça me laisse libre court à un peu d'impro sur place ;-))

 

           Vendredi 16/09, départ d’HR vers 13h, nuit à la CH La Cure à Courmangoux. 4h35, 477km. Table d’Hôte sur place à 20h. ( Wifi )


-         Samedi 17 : Courmangoux -> Agriturismo  La Risarona à Grumolo delle Abbadesse, Italie.  (Wifi ) 6h17, 647km.

-         Dimanche 18 : Grumolo -> port d’embarquement de Venise : 1h, 64km. Départ du ferry à midi ( y être à 10h ) Nuit dans le ferry.

-         Lundi 19 : arrivée à Igoumenitsa ( Grèce ) à 13h, citadelle de Ioannina, Monodendri : 133km, 2h15, nuit à Monodendri ( Hotel Vikos ? internet )

-         Mardi 20 : Boucle dans les Zagoria, nuit au même hôtel que la veille. 2h, 100km

-         Mercredi 21 : Monodendri -> Kastraki ( via Metsovo et des routes vertes ) 2h30, 145km. Nuit à Kastraki ( Guest House Plakias? Internet access )

-         Jeudi 22 : boucle dans les Météores, nuit au même logement que la veille.

-         Vendredi 23 : Kastraki, Trikala, Karditsa, Farsala, Néa Anchialos : 2h40, 142km

-         Samedi 24 : Néa Anchialos -> Le Pélion. Nuit sur la côte Est ( Katerina Hostel ? Wifi )

-         Dimanche 25 : visite du Pélion, nuit sur la côte ouest. ( studio à Afissos ? Wifi « chez le proprio » ( ? ) )

-         Lundi 26, mardi 27, mercredi 28 et jeudi 29 : répartition sur ces 4 jours du RB : Afissos, Volos, Lamia, Amfissa,  Malandrino, Kampos, Nafpaktos, Astakos, Vonitsa, Preveza, Kanallaki, Paramythia, Igoumenitsa : 624km, 9h50, donc une moyenne de 156km par jour ( sans compter les petits détours, volontaires ou involontaires ;-) ), nuit à l’hôtel Aktaion à Igoumenitsa  ( "internet access" )

-         Vendredi 30 au matin, départ du ferry à 8h30, y être à 6h30 :-/ Nuit dans le ferry.

-         Samedi  01/10 au matin, arrivée du ferry à Venise à 7h30. Nuit à la CH la Ferme des Clarines, La Roche sur Foron, France : 5h50, 566km.

-         Dimanche 02/10 : La Roche sur Foron -> HR :  5h43, 607km.

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Matinée dans le ferry avant d'arriver à Igoumenitsa : 


Réveil naturel à 9h ( couchée à minuit et demi ) ; Christina, ma coloc, est déjà partie vadrouiller dans le bateau. Je prends mon temps puis je sors m'acheter un demi-litre de lait frais et je re-signe pour deux heures de WiFi ! Comme me le fait remarquer Desmond, ça devient une drogue ;-) Vers midi, je sors sur le pont extérieur pour m'acheter un gyros. Le choc ! Il fait chaud et lourd, comme en Italie :-( Je fonce, avec mon assiette, me mettre à l'abri dans le self climatisé. Christina y arrive qq mn plus tard et je l'invite à manger à ma table. On discute encore pas mal de la Grèce, elle m'explique qu'on passe à côté de Corfou...et qu'on va avoir 45mn de retard :-( Ca ne m'arrange pas du tout, avec déjà mon pneu à réparer qui va me retarder :-/
Finalement, après avoir attendu un tps infini entre l'appel des conducteurs descendant à Igoumenitsa ( le bateau continue sur Patras ) et le moment où on a enfin accès aux ponts inférieurs, on se retrouve dans une fournaise ( je dirais 40° ) à charger nos bagages ( enfin, surtout les pauvres allemands qui en ont des millions ! ) et là encore, longue attente très dure avant que les portes ne s'ouvrent. On débarque enfin, à 14h15, soit avec 1h15 de retard :-( En sortant sur le port, je m'arrête pour faire une photo des montagnes autour d'Igoumenitsa, et j'entends klaxonner : c'est Christina qui me fait des grands signes d'adieu :o) 


Bon donc suite de ma première journée en Grèce : là encore, appel à mon joker pour informer "ma tribu" : 

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Reçu cet après-midi d’Isabelle par MMS et SMS.

Je vous le transfère à sa demande.

Pour l’instant, je ne sais pas encore si elle aura pu faire remplacer ce maudit pneu…

Je fais confiance à son sens pratique exceptionnel et à sa débrouillardise ! :-)

Bien à vous.

Christian

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La loose :-(

En sortant du bateau avec 1h15 de retard, je trouve un vendeur/réparateur de pneus à 1km à peine. Il ne parle ke grec et tout ce k'il peut faire C enlever mes mèches...et en remettre une des siennes! Mais je me dis ke C un pro. En fait, ça refuit avec sa mèche et C moi ki dois lui suggérer d'en mettre une 2ème :-( Là, ça ne fuyait plus, mais pas + rassurée k'avt! Je V réserver mon hôtel puis je règle mon GPS sur le conc Yam. Arghl, je retombe sur le boui-boui à pneus, C là le représentant de Yam à Igoumenitsa! Je décide donc d'aller à celui à 3km de là. Je crois deviner la boutique, mais C fermé. Je demande à des jeunes en scooter, oui C bien là mais ça ouvre à 17h et il est 15h10! Je décide donc d'aller à Ioannina par la route verte de mon RB, car par l'autoroute J serais trop vite car les horaires ont l'R d'être partout au moins 17h, voire + tard. Je retrouve un marchand de pneus un peu avt Ioannina. où je tente ma chance. C mieux car il parle anglais et m'explique k'il ne pourrait mettre k'une mèche kom moi donc C pas la peine! Au moins il est honnête! Et même tellement honnête k'il me dit k'il peut me montrer la route pour aller chez un conc' ...mais k'il n'ouvre k'à 18h et il est 17h15 :-( Mais il me dit ke ca sera les mêmes horaires au centre de Ioannina, donc je dis OK et je le suis, lui et son Supermotard sur environ 2km -> conc qui fait les 4 marques japonaises. Là, j'attends l'ouverture dans une pâtisserie climatisée devant un cappuccino déca! Merci de transmettre la suite de mes misères :->

Chuis coincée, personne ne veut/peut réparer le pneu de l'intérieur, ni les réparateurs de pneus auto. Je dois le changer car à nouveau à plat :-( 200€ :-(

J'essaie de positiver: il était bien fatigué: 14500km, j'aurais du le changer bientôt de toute façon. Et j'aurai 1 pneu neuf pour la Grèce et ses routes verglacées par 30° ;-))


Vacances en Grèce, 18 septembre, suite et fin

Carte de deux heures de WiFi rachetée, voilà la suite du CR, écrit hors connexion! :

( j'espère que tout est "fluide" dans la lecture : après des essais infructueux, j'ai dû faire des copiés-collés bout-à-bout :-/ )

Bon, ça y est, j'ai épuisé mon crédit de deux heures de WiFi, acheté sur le bateau. Trop contente qu'il y en ait, je me suis jetée sur l'achat d'un ticket et je me suis immédiatement connectée avant de me dire que j'aurais mieux fait d'écrire mon CR hors connexion d'abord et de me connecter ensuite, mais c'est pas grave, je suis bien contente d'avoir du WiFi à dispo pdt ces 24h de mer, je rachèterai une carte de deux heures ( 3€, ça va ! ) plus tard, quand j'aurai fini la rédaction du CR de mes aventures de ce dimanche ! 

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Donc j'en étais à mon carrefour de sortie du fichu chemin empierré !
Que vois-je arriver, moi qui devait speeder pour rejoindre le ferry ? Un convoi annonçant une course cycliste ! Et qui avait l'air conséquente ! Je me voyais déjà coincée derrière pdt des km, à ronger mon frein ! Donc bien que 3 motards ( dont un de la police, c'était du sérieux, cette course, pas le petit truc du coin ! ) et une voiture d'assistance soient déjà passés devant mon nez ( ils allaient dans la direction où je devais aller ) et malgré un 4ème motard qui me disait d'attendre où j'étais que la course soit passée, j'ai pris mon air bête en faisant semblant de comprendre qu'il me disait de passer ;-) et hop, avant que quiconque ait le tps de réagir, j'avais remonté la voiture et les motards, les remerciant chaleureusement de la main de m'avoir laissée passer ;-DDD Il faut y aller au culot, des fois ;-)
Pas lgtps après, mon GPS me fait sortir de la route principale pour rentrer dans un village. Je trouve ça bizarre mais vu le tps qui passe, je ne discute pas et le suis, me disant qu'il me fait peut-être le coup du raccourci qui n'en est pas vraiment un, et en effet, c'est bien ça : je vois sur l'écran que je vais rejoindre bientôt la route sur laquelle j'étais ! Et je confirme que c'était un « faux » raccourci puisqu'au stop où je dois reprendre la route normale, je vois arriver à l'horizon... le premier motard du convoi de la course cycliste ! Ni une ni deux, je ne marque pas le stop ( en faisant gaffe à ce qui vient de la gauche, qd mm, bien sûr ! ) et je fonce pour passer avant lui !
Ouf, sauvée une 2ème fois par le gong !
Je reprends ma route, en ne dépassant pas le 60km/h et qq km plus loin, chouette, je vois une station service dont mon hôtesse ne m'avait pas parlé ! Je suis contente, je vais pouvoir regonfler mon pneu plus tôt que prévu ! Le temps de rentrer dans la station pour m'apercevoir que malgré le panneau « aperto », c'est fermé, et qu'il n'y a pas de gonfleur à disposition, je fais demi-tour et qui vois-je à l'horizon, mais c'est pas vrai, ils vont jusqu'à Venise par la même route que moi ou quoi ??? Oui, encore les avant-postes de la course ! Donc pour la 3ème fois, je fais moi aussi la course pour leur passer sous le nez, in extremis. Le motard doit vraiment se poser des questions à mon propos ;-DDD
Je décide de ne plus m'arrêter avant la station-service de l'autoroute, car tout a l'air fermé, le dimanche, pas la peine que je perde du tps.
Bon, je m'arrête quand même...pour prendre le ticket du péage ( chers, les péages, en Italie :-(( Et c'est le mm prix pour les motos et les autos, flagrante injustice! ) et enfin, je finis par m'arrêter à la station de l'autoroute, sans plus craindre, là, d'être empêchée de repartir par la course cycliste ;-)
Je me paie même le luxe, « pour être tranquille », de faire le plein. Même si c'est cher en Italie ( mes deux pleins : 1,77€ le litre ( aglups ) puis 1,66€, mieux, mais aglups quand même ! ) Les pompistes m'indiquent la station de gonflage, et c'est là que j'ai su que j'avais, avec mes bombinettes, mis 1,5kg d'air comprimé ( sur les 2kg théoriques ), pas si mal, pas tant de perdition que je l'imaginais :o)
Pour espérer que ça dure un moment, je surgonfle un peu ( 2,5kg ) et je repars, l'esprit plus tranquille ( le GPS m'annonce une arrivée au port à 9h55, parfait ! ).
Arrivée au port, je me gare à côté des bureaux d'Anek Lines et je vais échanger ma réservation imprimée sur internet contre des billets magnétiques ( on me donne directement les billets du retour, il ne faut pas que je les perde ! ) Je reprends la moto et je me dirige vers l'énorme ferry LEFKA ORI qui va me transporter dans ses entrailles pendant 24 heures. Là, je tombe sur un employé d'embarquement grec ( la plupart ne parle ni anglais ni italien, super pratique ! ) qui me fait un grand sourire en détaillant ma moto : avec son collègue légèrement plus polyglotte, je finis par comprendre que c'est la moto qu'il veut s'acheter. Combien elle coûte en France, ah, c'est une selle perso, etc... Je me dis que ça commence bien et qu'avec un peu de piston, je vais pouvoir rentrer rapidement ma moto dans le ferry sans poireauter des heures sous le soleil de plomb de Venise ( horriblement lourd, beurk ! ) Et en effet, les deux gars s'adressent à un autre dans le ventre du bateau et après une petite discussion, ils me font signe de monter :o) Merci la Diversion ;-)
Il fait une chaleur encore pire dans la soute ( ? Là où on gare les véhicules ) du bateau et c'est en dégoulinant que je fais les manœuvres imposées par un garde-chiourme hurlant « left, left, STOP, back, back, there, STOP! » « SIR, YES, SIR!» lui réponds-je finalement en hurlant moi aussi, et ça fait marrer deux motards allemands déjà embarqués, dont j'apprendrai un peu plus tard qu'ils vont en Albanie ( sur deux semaines ).
Hélas, de toute évidence, les employés qui font embarquer tous les véhicules ne vont pas s'occuper de ma moto avant d'avoir placé tout le monde, c'est donc un peu inquiète que je suis le conseil du garde-chiourne qui m'explique avec des gestes qu'il s'occupera d'elle à la fin, que je peux monter m'installer dans le ferry...
Je prends quand même le tps, à côté de ma moto, de changer mes bottes contre des tennis et mon pantacuir contre un pantalon léger ( oui, je me suis déshabillée sur place, sous le regard amusé des deux allemands en train de défaire des milliers de paquets ( a priori moins organisés que moi ;-) ), que je range dans mes valises et dans le top-case. Pour être plus tranquille ( je vais abandonner ma moto durant 24h ! ) qu'avec le petit câble à fermeture à code que j'utilise habituellement pour des petits arrêts, je choisis d'attacher mon casque à ma roue avant avec le « U ». Juste avant de partir, je me dis soudain que le garde-chiourme voudra peut-être manœuvrer un peu ma moto pour bien l'attacher, et qu'il ne pourra pas si le cadenas bloque la roue ( et mm, qu'il risque d'essayer de bouger la moto sans avoir vu le cadenas, donc danger ! ) Changement de programme, re-décadenassage du « U », tjs par 40° environ, et je l'accroche à ma poignée passager. Là, je quitte enfin ma moto non encore amarrée :-/ pour aller revivre dans la partie climatisée du bateau :o))))
Encore en sueur en arrivant à la réception, je découvre que mes nombreux manœuvres et déshabillages m'ont fait perdre du tps par rapport à des gens « normaux » ;-) dans une voiture qui la garent, prennent leur sac de voyage et partent directement s'installer : il y a une queue d'environ 40 personnes ( c'est peut-être bien un bus, en fait ! ) qui attendent toutes leurs clés de cabine ! Haïssant profondément les files d'attente, je prends la décision de ne pas faire comme tout le monde et je monte m'installer dans un fauteuil un étage plus haut, au frais, le tps de récupérer un peu de la chaleur écrasante de la soute, et de laisser la queue se déliter, quitte à risquer, dans ma cabine de 4, de retrouver les deux lits du bas déjà occupés, tant pis, je grimperai sur celle du dessus !
Je sors le P'tit Blanc pour voir si par hasard il n'y aurait pas du WiFi, et je vois deux connexions possibles. Hélas un ne donne rien et l'autre est un site de vente de tps de WiFi payant en grec :-/ Donc j'abandonne provisoirement et je rédige un MMS sur mon mobile ( sans photo ! ) à Xtian, à charge pour lui de vous le retransmettre par mail, qui résume ma galère de crevaison ( vous avouerez que le CR que j'écris là est légèrement plus détaillé ;-D )
A peine ai-je fini cela que je jette un oeil dans l'escalier qui mène à la réception : miracle, la queue à déjà disparu ( en 10-15mn, les employés sont efficaces ! ) :o))) J'ai bien fait de me poser pour attendre ! Je passe directement :-), on me donne une clé et un employé m'accompagne à ma cabine ( j'avais repéré le ballet des employés, ployant sous les bagages délirants des passagers, valises énormes ( pour quoi faire, en 24h ??? En fait, je suppose qu'ils n'ont tout simplement pas pensé à faire un bagage à part juste pour la nuit dans le ferry, tsss, quel manque d'organisation ;-) ) alors qu'avec moi, il n'a rien eu à porter, j'ai gardé mon sac au dos et mon P'tit Blanc à la main ! )
Là, excellente nouvelle, la cabine est dans la même configuration que pour aller en Espagne ce printemps : cabine normalement de 4 personnes, mais les deux lits supérieurs sont repliés ( euh, en écrivant cela, j'ai un doute : et s'ils les dépliaient au moment où arrivent la 3ème et la 4ème personne ? Non, ça m'étonnerait, si on devait être 4, elles seraient déjà dépliées, non ? Je vous dirai ça dans un autre CR, quand je serai retournée à ma cabine ! Là, je rédige depuis le bar, sans rien consommer car le bariste m'a donné l'autorisation, puisque j'ai qd mm « consommé » 3€ de connexion Wifi ;-) )
Bref, au moins sur le coup ;-D, je pense qu'on ne va donc être que deux dans la cabine, et c'est bien sûr plus agréable que d'être entassés à 4. Et en plus, tjs mm config' que pour les vacances au Portugal, il y a une cabine de douche-WC dans la cabine, genre Etap'hôtel, parfait, pas besoin de ressortir pour mes besoins naturels de la nuit ;-)
Je m'installe, prends possession du lit que je veux :o) en y mettant ma chemise de nuit et Oscar, qui a bien mérité du repos après les émotions du matin ( il était tout affolé quand je me suis jetée sur le lecteur de carte, dans lequel il est installé ( pour voir le paysage en permanence, sur la moto :o) ), pour prendre le kit anti-crevaison ! ), je pose ma trousse de toilette dans la salle de bain et je repars à la recherche du bar... non pas pour me jeter sur de l'alcool, bande de médisants, mais pour acheter un ticket de WiFi : c'est le gars qui m'a amenée à ma cabine qui m'a informée que c'était là que ça s'achetait :o)))
Premier bar, raté, on m'explique que c'est en fait au « saloon » ( ?! ), bref, l'autre bar du bateau, que ça s'achète. J'y arrive enfin, c'est désert ( de clients ), et l'employé me confirme que oui, il y a du WiFi par satellite, que c'est 3€ pour deux heures ( je venais en effet de voir les affiches dans le couloir, c'est raisonnable ), mais attention, des fois c'est un peu lent. Tant pis, c'est mieux que rien, je prends !
En me baladant sur le bateau, j'ai vu qu'il y avait ( entre autres nombreuses choses qu'on trouve sur les ferries, comme une boutique de cadeaux-cigarettes-alcools, des restaus, self-service... ) une grande terrasse extérieure avec chaises et tables, bar et...... "gyros", qui sont les kebabs des grecs, tournant ( normal, pour un gyros ;-) ) et grillant une viande super appétissante :o))) Ca sentait super bon, et je crois que qq soit la valeur sentimentale des gâteaux et des fruits de ma super gentille hôtesse de l'Agriturismo, je vais préférer faire un tour par le gyros dans la journée :o))) Les fruits serviront pour le dessert et j'offrirai les gâteaux aux motards allemands : j'ai vu qu'ils avaient installé leurs matelas pneumatiques et duvets au sol, dans une des salles communes, donc s'ils ont voulu économiser sur le prix d'une cabine, ils seront peut-être contents de grappiller des biscuits qui, si j'en juge par la qualité des charcuteries que j'ai mangées, doivent être bons ! )
Avec toutes ces émotions, j'ai tellement eu envie de me poser dans le bateau, à la fraîcheur de la climatisation, et de décompresser en vous racontant mes malheurs que j'ai complètement zappé la sortie du ferry du port de Venise ! Mais quand je m'en suis rendu compte, j'ai vu au loin le campanile de la place St Marc et je n'ai rien regretté : le tps est mauvais, il y a une nappe de brume de chaleur jaunâtre qui gâche tout ! Je serai peut-être plus sereine pour le faire au retour... à ben non, on débarque à 7h du matin, si je me souviens bien, donc ça sera peut-être un peu tôt pour la clarté ? Je verrai bien ! C'est pas grave du tout, des photos, c'est de Grèce que je vais vous en envoyer, il y a qq heures à peine, je n'étais pas du tout sûre d'atteindre ce pays donc Venise, peu importe !

Suite depuis ma cabine, deux CR en un, bande de petits veinards!

Comme je n'avais plus à m'occuper de l'endroit où j'étais dans le bateau vis-à-vis des « hot spot WiFi » ( le WiFi ne marche pas partout dans le bateau, notamment pas dans les cabines ) puisque j'avais épuisé mes deux heures, je suis redescendue à ma cabine et j'y ai découvert ma « coloc » : une dame d'environ mon âge, peut-être un peu plus, allemande, et qui a une maison de vacances en Grèce...dans le Pélion ! Nous avons pas mal discuté, elle m'a indiqué les beaux coins dans le Pélion, conseillé des routes  :o) On a aussi parlé de nos « hôtels » respectifs de la nuit dernière et elle était un peu déçue du sien ( aussi un genre d'Agritourisme, si j'ai bien compris ), d'autant plus qu'il n'y avait pas de réduction pour une personne seule ( ! les sagouins! ) et qu'elle a payé...100€ !! Pour la prochaine fois, je lui ai conseillé le mien ( bien que conduisant occasionnellement une Yamaha 125 ;-) elle n'est pas venue à moto, donc pas de problème pour la route gravillonnée ! ) et quand je l'ai citée, elle a été dégoûtée car elle l'avait vu sur internet et avait hésité à réserver là-bas ! La prochaine fois, c'est sûr, en ayant vu mes photos, et quand je lui ai expliqué comme on avait été serviables avec moi au moment de la crevaison, elle ira là :o) Chuis bien contente d'avoir déjà fait une future cliente à mon agriturismo, ils le méritent, enfin au moins l'employée à qui j'ai eu affaire, le soir de mon arrivée comme le matin ! Et aussi pour la beauté des chambres ! Quand je pense que j'avais un peu « honte » de lui dire que c'était 50€ la chambre pour une personne et 70€ pour deux, pensant que ça lui paraitrait peut-être un peu cher ( c'est une grosse somme à mon aune ! Par comparaison, je pense loger pour 35€ par nuit maximum en Grèce ! ) et elle qui m'annonce, encore plus honteusement ( de l'avoir prise à ce prix, mais elle l'a fait en dernière minute, donc n'avait plus bcp de choix ) ses 100€ !!!
Bon, comme ma coloc se repose, je vais la laisser tranquille et aller me promener dans le bateau, et soit manger un gyros, soit me reprendre pour deux heures de WiFi, gourmande que je suis de connexion avec ma tribu ;-))) Quand ça s'est coupé, j'avais encore qq mails en suspens...

Voilà! Donc pour le moment, en attendant une faim suffisante pour le gyros*, j'ai choisi l'option "2h de Wifi"! 
*Il faut dire que quand je discutais dans la cabine avec ma coloc, j'ai mangé 2 prunes et une pêche, me gardant une...pomme pour la soif ;-))
Et quand elle est partie, j'ai décidé de "jeter un œil" o:-) aux pâtisseries, et en fait, bonne surprise, une partie était des friands salés, miam, et l'autre partie des pâtisseries hyper bonnes ( vous imaginez, c'est moi qui dit ça! ), de toute évidence faites maison : feuilletés aux amandes, "quatre-quart" goûteux et autres choses divines! Euh...dommage pour les motards allemands, j'ai tout fini! Je me suis régalée! C'est pour ça que le gyros peut attendre les deux heures de ma nouvelle connexion ;-)

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Le webmail merdouillant, pour m'occuper, mini CR de ma soirée dans le bateau.

En revenant de ma 2ème séance de deux heures de WiFi dans ma cabine, j'y ai retrouvé ma coloc qui m'a proposé qu'on aille manger ensemble. Comme elle est de très bonne compagnie, j'ai accepté avec plaisir, et tant pis pour le gyros du bar en plein-air ;-)
On a donc été au « vrai restaurant » et non au self-service fréquenté par la plèbe-qui-couche-au-sol ;-D J'ai pris un osso bucco et elle des chicken qq chose. Mon plat ( et mon vin ;-) ) était très bon(s). Comme prévu, on a payé le pain ( 0,60€, c-à-d 0,30€ le petit pain car on en avait deux différents chacun ; j'ai bien fait d'entamer mes deux ( pour goûter les deux saveurs ), de toute façon, ils sont facturés : elle n'en a mangé qu'un et a eu la mm facture que moi. A retenir en Grèce : les emporter pour qu'ils me servent au PDJ le lendemain, les jours où je sais que je n'aurai pas le PDJ compris, ya pas de petites économies ;-D )
On a largement discuté de la Grèce et autres sujets ( essentiellement les voyages de chacune ), c'était fort sympathique ! Pourvu que j'ai une aussi sympathique coloc pour le retour ( ça va être difficile à égaler ! En plus d'être sympa, elle parle bien anglais, ce qui est bien commode. Si je suis avec une grecque ne parlant que grec, la discussion va être limitée ;-) )
En sortant de table, elle est partie s'acheter une bouteille d'eau pour la nuit, j'en ai profité pour aller me doucher à la cabine puis, mon P'tit Blanc étant enfin rechargé ( ça n'était pas fini quand je suis rentrée dans la douche, timing parfait ! ), quand elle est revenue, après m'avoir proposé de remplir ma mini-bouteille d'eau ( 25cl ! ) que j'avais vidée, car elle n'avait trouvé qu'1,5l à acheter, je suis repartie avec le mini PC sous le bras pour entamer ma 3ème séance de 2 heures de WiFi ! Dommage que le webmail déconne !










Les allemands avec tout leur chargement!

Mon bon gyros :-)



Vacances en Grèce, dimanche 18 septembre, 1ère partie


Bon alors là, c'est un peu fouillis, j'essaie de remettre de l'ordre : 

J'ai demandé à un ami de transférer un sms par mail à la liste des personnes à qui j'envoie mes habituels CR, car je n'avais pas de WiFi : 

À sa demande, je vous transfère les news reçues d'Isabelle par SMS depuis son ferry, à 11h21, avant l'appareillage.
Malheureusement, il semble que le Wifi qu'elle évoque ici ne fonctionne finalement pas.


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Merci de transférer par mail à la liste CR: malgré une crevaison découverte ce matin, G réussi à arriver au port à tps. Queue pour prendre la clé de la cabine donc j'attends un peu que ça se calme avant d'y aller et tant pis si je rate l'opportunité d'un lit en bas. Ma moto n'était pas du tout attachée qd je l'ai laissée :-( Un grec qui ne parle pas anglais ni italien m'a dit qu'il s'en occupait mais G des gros doutes :-( Ah, plein de bonnes nouvelles arrivent: cabine de deux seulement, douche dans la cabine et WIFI sur le bateau par satellite. Mais le gars m'a prévenue que ça pouvait marcher mal, lentement. Donc PEUT-ÊTRE un CR en live. 


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Et finalement, le Wifi à bord marche ! :-)
 

...mais pas par ce foutu webmail numericable, car en essayant d'autres sites, ça marchait! Il a qd mm fallu 3/4h à mon cerveau fatigué pour me dire "comment communiquer avec ta tribu si ton webmail ne marche pas?" et avoir soudain -enfin!- un éclair : n'ai-je pas une messagerie hotmail, pour je ne sais plus quelle raison?
J'espère que ça va marcher!
Merci, en attendant que numericable remarche, et pour m'éviter de chercher et de rédiger tous les e-mails des destinataires, d'envoyer ce CR à qui de droit :

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Bon, la connexion par satellite sur le bateau a l'air de merdouiller, donc je vais rédiger le CR de la matinée du dimanche 18 sur Word et je ferai ensuite un copié-collé...

Réveil à 7h30. Organisée, dès 7h55 j'étais prête à descendre au PDJ. Comme déjà je leur avais demandé d'avancer l'heure normale du PDJ, pour ne pas exagérer, j'ai décidé de profiter de ces 5mn pour descendre une partie de mes bagages à la moto, et de plier plus soigneusement tous mes vêtements de pluie jetés un peu en vrac dans le top-case la veille.
En arrivant en vue de la moto, j'ai des doutes sur l'état de mon pneu arrière...j'essaie de me rassurer : j'ai cette impression parce qu'il est enfoncé dans l'épaisseur des gravillons... Je m'approche et touche : mon doigt enfonce le pneu sans difficulté :-(((( J'ai crevé de l'arrière :-(((
Juste pile-poil le jour où il ne fallait pas, car j'ai un ferry à prendre ! Le seul moment qui serait pire serait la même chose mais au moment de prendre le ferry du retour !!!
En plus, il fait déjà très lourd, je sue à grosses gouttes, mais mon cerveau, en ébullition, pense à toute vitesse : essayer de réparer ! Je fonce à la chambre chercher mon lecteur de cartes dans lequel se trouve mon kit anti-crevaison. Je redescends, en passant dans la salle du PDJ, j'entends des gens parler français, j'explique en deux mots mon problème et demande aux hommes s'ils peuvent m'aider à mettre la moto sur la béquille centrale, car quand c'est crevé, c'est hyper dur à faire seul, voire impossible à moins d'être Popeye.
Les gars ont l'air un peu ennuyés de bosser au lieu de manger ;-) mais bon gré, mal gré, ils me suivent.
Un fois la moto sur centrale, je les remercie de leur aide et m'attaque à la recherche de l'endroit de la crevaison. Premier problème, même sur centrale, j'ai un mal de chien à faire tourner la roue, qui touche le sol. En me salissant copieusement, j'arrive à soulever un peu l'arrière et je fais tourner la roue jusqu'à ce que je vois une vis de rien du tout qui me nargue avec sa petite tête brillante bien enfoncée dans une des rainures du pneu :-///
Mon kit anti-crevaison ne va pas suffire, il faut que j'ouvre la selle pour aller prendre dans ma trousse à outils une pince pour retirer cette foutue vis.
Tout ça me prend évidemment du tps, je continue à suer à grosses gouttes, et à m'essuyer le front avec mes mains sales, je dois avoir belle allure :-/
Trousse sortie, pince minable made in Japan sortie, je ne peux que constater qu'elle ne va m'être d'aucune utilité vu comme est enfoncée la vis, justement dans un creux, pas sur la partie lisse du pneu :-/
Je fonce à la salle du PDJ où la dame, que j'avais eu le tps de prévenir en coup de vent ( elle a même essayé d'appeler son frère, qui était à la messe ( ! ) mais ça ne répondait pas, puis le garagiste du coin, mais il lui a dit qu'il était sur une intervention :-( ) me demande ce qu'elle peut faire : je lui demande une pince, elle m'en ramène deux et reste avec moi pour essayer de m'aider ; on n'arrive pas à attraper la tête de la vis, trop enfoncée. Elle suggère des tournevis : ah ben oui, pourquoi pas, bonne idée, peut-être pourra-t-on la dévisser ! Elle revient avec 3 modèles de tournevis ( super efficace, la nana, elle n'a pas les deux pieds dans le mm sabot, j'admire ! Il faut absolument que je lui envoie une carte de Grèce pour la remercier de son aide ! ), j'essaie, mais non, ça ne marche pas, impossible de dévisser. Elle me suggère d'utiliser plutôt le bout du tournevis pour faire levier contre la tête de la vis, pour la sortir un peu et la choper avec la pince. L'idée est bonne mais je m'acharne en vain, mais au moment où elle repartait demander de l'aide aux français, VICTOIRE, j'arrive à choper cette fucking vis et à la sortir !!!


Hélas, je n'en suis qd mm qu'au début de ma réparation, et l'heure tourne :-/
Sous le regard intéressé de la gentille employée de l'Agriturismo, je commence à préparer mon espèce d'aiguille à gros chas où je glisse, l'expérience aidant, deux mèches collantes et non une seule, même si le trou de la vis doit être tout petit, mieux vaut assurer ! Je me rappelle soudain qu'avant cela, il faut que je perce « plus nettement » le trou d'origine, avec l'outil idoine, pour pouvoir bien enfoncer l' "aiguille" dans le pneu. Hélas, nouveau coup du sort, le trou est tellement petit ( mais qd mm assez gros pour mettre mon pneu à plat :-// ) que je n'arrive pas à le « sentir » avec l'outil perceur : je ne sais pas où « surpercer », je me rappelle juste que la vis était enfoncée en diagonale, pas toute droite dans le pneu :-(
J'y vais donc un peu au jugé, à partir du minuscule trou de départ... et ce qui devait arriver arrive : après avoir mis les mèches en place et avoir mis de l'air comprimé dans le pneu...j'entends le léger sifflement fatidique qui m'indique que le trou n'est pas bien bouché, je n'ai pas dû percer exactement dans l'axe du trou d'origine :-[ Je commence à désespérer vraiment !!! Mébon, on se reprend, Isabelle, « je ne lâche rien », comme j'entends souvent dire en ce moment, et comme, quand je tire un peu vers le bas les mèches qui dépassent , le sifflement s'amplifie, et pas dans l'autre sens, je décide -je n'ai rien à perdre!- de remettre une 3ème mèche du côté où ça a l'air de fuir encore un peu... Et là, ô miracle, plus de bruit intempestif ! Bon, évidemment, c'est quand même largement une réparation de fortune, j'ai bien conscience que c'est pas top, mais que faire d'autres ?! Je mets encore 3 autres bombonnettes d'air comprimé ( donc au total en théorie 2kg, sauf que j'ai l'impression d'en perdre un max à chaque fois que je visse la bombe :-( ) en me gelant délicieusement les doigts ;-) Je ré-écoute, je n'entends rien. Seule chose à faire pour ne pas : louper le ferry, devoir attendre deux jours le suivant, et perdre le prix de mon aller : rouler, jeunesse, et regonfler le pneu à fond à la prochaine pompe ! La dame me dit qu'il y en a une sur l'autoroute qui va à Venise, à 10-12 km de là... C'est loin, pour rouler sous-gonflé, mais là encore, pas le choix !
Il est 8h40, je pensais partir à 9h, mais dans des conditions normales de roulage. Donc là, comme il faut que je roule doucement jusqu'à la station de gonflage, je décide que je n'ai hélas pas le tps de prendre mon PDJ :-(((
En payant, la nana, désolée, me supplie de prendre qd mm un café pdt qu'elle me prépare ma note, car il ne faut pas partir le ventre vide ! Trop gentille ! Je me dis qu'elle a raison, je me jette sur un café au lait et prends même le tps d'engouffrer en 27 secondes plein de fines charcuteries italiennes ;-DDD
Je reviens pour payer et là, la dame me tend une barquette remplie de gâteaux et un sac plastique avec des fruits « pour quand vous aurez le tps, et bonne chance pour la suite ». En y pensant après coup ( sur le moment, l'adrénaline m'en empêche, car rien n'est encore joué, je ne suis pas encore à Venise , donc je ne pense qu'à remercier chaleureusement! ), émue par sa gentillesse, je me lâche et verse une petite larme dans mon casque, sur l'autoroute, en repensant à son geste : le contre-coup du stress, on va dire ;-)
Je monte à la chambre me laver comme je peux de tout le cambouis que j'ai un peu partout, m'essuyant avec mon torchon-moto pour ne pas pourrir les serviettes de l'hôtel, et je termine de descendre les autres bagages. Je pars, la peur au ventre sur ce chemin merdique avec mon pneu sous-gonflé ! En mm tps, je me dis soudain que si j'ai eu tant de mal à le prendre hier, c'est peut-être parce que j'avais crevé au début du croisement ! Je ne le saurai jamais, mais c'est fort probable. Quoiqu'il en soi, avec le 1,5kg ( au lieu de 2,2 en gonflage habituel ) d'air que j'ai dans le pneu, je ne sens guère de différence avec la veille : c'est tout aussi angoissant :-/
Ouf, j'arrive enfin sur la route principale, stressée par l'horaire du bateau à respecter, et qu'est ce qui me passe sous le nez à ce moment-là ?

Vous le saurez dans le prochain numéro ;-))


Vacances en Grèce. 17 septembre

En me levant ce matin à Courmangoux, "les boules" : il pleut à seaux :-((
Après le PDJ, j'emprunte un parapluie à mon hôtesse pour aller ranger mes affaires dans la moto et rapporter mes affaires de pluie pour les mettre :-((
Après fastidieux enfilage, fastidieux démarrage car j'avais garé la moto dans une petite pente et en devers donc je n'arrivais ni à la remonter une fois assise dessus, ni la pousser à pieds à cause de la pente ( et des gravillons du "parking" )
Mébon, à force de ruse et de persévérance, cm par cm, j'ai fini par la mettre dans une position où j'ai réussi à la redresser! C'est la plaie d'être petite ;-/  En attendant, comme il faisait lourd, et avec mes affaires de pluie spécial sauna, j'étais à deux doigts de la mort par sudation ;-)
Bien sûr, qq km plus loin, la pluie s'arrête! Normalement, dans ces cas-là, il est sage de garder qd mm ses affaires de pluie pour la prochaine averse, mais j'avais tellement chaud que j'ai profité d'un arrêt-photo d'une énième ferme bressanne pour tout enlever : quel bonheur ça a été, pdt qq km, de sécher grâce aux mailles ouvertes de mon blouson!!!
Mais bonheur de courte durée, re-pluie. Flemme de remettre le pantalon, il ne pleut pas trop, je ne mets que ma petite veste de pluie.
A partir de Nantua, ça se gâte, et je me retrouve sous une pluie diluvienne sur l'autoroute, préférant ne pas m'arrêter sur la BAU vu le peu de visibilité...et le parking suivant étant loin, je suis bien trempée :-/ J'abandonne l'idée de mettre le pantapluie par_dessus mon cuir mouillé, donc je mets juste la grosse veste et je retourne dans l'enfer liquide, qui va durer plus de deux heures ( ça m'a rappelé l'Angleterre, avec les gouttes qui me tombent sur le nez malgré mon intégral :-/ ) Comme il ne doit pas faire plus de 18-20° dans les montagnes à ce moment-là, j'ai de plus en plus froid dans mes affaires trempées et c'est en tremblant des bras que je m'arrête dans la queue du péage pour le tunnel du Mt Blanc ( après avoir qd mm remonté pas mal de voitures roulant doucement. Quand elles ont été arrêtées, je n'ai plus osé remonter! ) 17 mn sous la flotte à grelotter et à avancer de 10m par minute, la joie! Et 24,30€ pour 12km...
Seul """plaisir""" ( je prends ce qu'il y a! ) dans le tunnel : il y faisait plus chaud que dehors et j'ai pu un peu me dé-frigérer... pour mieux ré-affronter la pluie côté italien ( mais un peu moins forte ) N'en pouvant plus, je me suis arrêtée sur une aire d'autoroute plutôt démoralisée car en plus, avec cette pluie, on roulait à 80km/h maxi sur l'autoroute, donc je n'avais guère avancé et il me restait encore 4h de trajet "hors pauses" :-/
J'ai décidé de manger un morceau pour faire remonter mon moral, mm si je n'espérais pas grand-chose de l'Autogrill! Et bien en fait, je me suis régalée en primo piatto d'une portion de délicieuses lasagne et en secondo d'une excellente grillade de porc "cuite à la demande" ( pdt que je mangeais mes lasagne! ).
Donc c'est bien revigorée que je suis repartie, et pleine d'espoir que cette tourmente cesse une fois sortie de la zone de montagnes...
Et c'est ce qu'il s'est passé :o)))
Sauf qu'en très peu de tps, je suis passée de 20° trempée-gelée à 30, puis 32, 33 et  35° ( cette dernière température vue à trois thermomètres différents!) par temps lourd! Les 30 à 33, au début, je les ai bien vécus, car je séchais de partout et je me réchauffais, mais après, c'est vite devenu dur. Et encore, heureusement que je roulais à 130 sur l'autoroute et avec mon génial blouson d'été parce que sinon, sur des petites routes et avec mon blouson normal, je pétais un plomb!
Chaque arrêt ( péages, essence, pause-détente-de-fesses... ) était une torture à cause de la chape de plomb qui s'abattait sur moi!
J'ai fini par arriver à la Risarona ( http://www.larisarona.it/Sito/Home.html ) vers 18h30 mais très mauvaise surprise au moment de tourner dans la "rue" Piovene, c'est un chemin totalement gravillonné :-( Et encore, au début, c'était désagréable mais ça allait, mais au panneau annonçant l'Agriturisme à gauche ( "route privée"! ), la couche de gravillons a largement épaissi, et là, je n'en menais pas large ( 800 m à 10 à l'heure, depuis ce carrefour-là :-/ ), la moto guidonnait dans tous les sens! C'est donc un peu tremblotante que j'ai béquillé la moto. Mais le cadre et la maison étant superbes, ça a "compensé" ;-)
En fait, ça tient plus d'un hôtel ( quasi de luxe! ) que de ce que j'imaginais être un "agriturismo", mm s'il y avait des champs de maïs et des tracteurs juste à côté de moi ;-D
Mais je ne me plains pas, c'est superbe, vous pouvez  juger sur les photos! J'adore ma chambre! Et j'ai été ravie quand la réceptionniste-lingère m'a dit qu'on avait le droit de se baigner dans l'étang "à ses risques et périls car on n'a pas l'autorisation. Et comme c'est profond, il faut savoir nager"! Je l'ai rassurée, j'ai monté mes bagages, j'ai sauté dans mon maillot de bain et je suis allée me baigner...un régal : là aussi, vous avez pu le constater sur les photos ;-))
Ah, oui, avant ça, la nana m'a hélas confirmé qu'ils ne faisaient pas à manger, mais qu'il y avait une excellente pizzeria juste à 200m.... APRÈS le bout du fameux chemin ( j'étais en effet passé devant ce resto, que j'avais repéré pour y revenir éventuellement. C'était avant de subir le chemin :-/ ) Donc comme je n'avais aucune envie de refaire ce chemin non seulement deux fois, mais en plus la 2ème fois de nuit, j'ai décidé de faire régime ce soir!
Enfin, j'ai mangé un paquet de fraises Tagada que j'avais en secours ;-) plus une pêche, deux prunes et une poire mises à dispo des clients dans une coupe :o)
Je ne mourrai donc pas de faim!
Demain, j'ai demandé le PDJ à 8h, en avance d'1/2h sur les horaires normaux, pour être sûre d'arriver à temps au ferry pour retirer mon billet magnétique ( je crois avoir compris ça ) aux guichets. Après cette "corvée", il parait qu'on peut ressortir du port et ne revenir qu'une heure avant l'embarquement...Je verrai si je profite de ce créneau pour aller m'acheter à manger des bonnes choses italiennes pour manger dans le ferry...
Bon, je vais aller lire mes mails et après : au dodo, cette journée "chaud-froid" m'a épuisée! ( mais m'a baignade m'a bien déstressée! ) Je suis bien contente que pour les 11 jours à venir après le débarquement en Grèce, je n'aurai jamais plus de 200km à faire par jour :o))
Là, théoriquement ( pas vérifié ), il devait y en avoir dans les 650...



Agriturismo La Risarona

Agriturismo La Risarona

Agriturismo La Risarona

Agriturismo La Risarona

L'étang de l'agriturismo La Risarona

Quel bonheur après la chaleur sur la route!

L'étang de l'agriturismo La Risarona

Vacances à moto en Grèce. Départ le 16 septembre 2011

Comme je suis chez moi à ne rien faire ( pour une fois! ), je vais essayer de recopier les mails de comptes-rendus que j'avais envoyés à ma famille et mes amis de mes vacances à moto en Grèce en septembre 2011, avec des photos... Boulot de titan pour une blonde en informatique comme moi!
Je me contenterai donc d'un bête copié-collé, le travail de recherche et de transfert des photos correspondantes étant déjà assez fastidieux ;-)

Donc journée du départ, des Yvelines à l'Ain.

Après mon arrêt-internet à l'aire d'Achères-la-forêt, la température a monté de qq degrés et j'étais juste bien dans mon blouson d'été :o) Vers Avallon, voyant toutes les voitures d'en face passer avec leurs codes allumés, j'ai préféré m'arrêter pour mettre ma petite protection de pluie avant la saucée, parce qu'avec ce blouson-passoire, en 1 mn je peux être trempée jusqu'au soutien-gorge ;-)
En fait, je n'ai eu que deux ou trois averses minimes jusqu'à Beaune, où j'ai fait un nouvel arrêt pour enlever la veste de pluie car ça s'éclaircissait et ça se réchauffait. L'aire où je me suis arrêtée était bien sympa, avec des lampadaires entourés de faux pieds de vigne!
Ensuite, mon merveilleux GPS m'a fait sortir à Tournus, alors que quand j'avais regardé le trajet sur Viamichelin, ça me faisait prendre l'autoroute jusqu'à seulement une 12aine de km de la CH. Comme je voulais y arriver vite, je m'étais résignée. Mais mon brave GPS, à partir de Tournus, ne m'a fait prendre que des routes, notamment au coeur de la Bresse où j'ai vu plein de poules blanches et de canards qui s'ébattaient joyeusement dans de vastes prés. Je me demande si ce soir à la table d'hôtes on aura du poulet de Bresse ;-)
J'ai aussi admiré des tas de vieilles fermes typiquement bressanes, basses, avec des toits qui dépassent largement des murs. La plus jolie était, logiquement, une ferme-musée, classée aux Monuments Historiques, et superbement restaurée. Hélas, dans l'ensemble, beaucoup étaient en très mauvais état, c'est dommage. Mais j'en ai vu une que j’achèterais bien en résidence secondaire ;-)
Je suis arrivée vers 19h un peu passées, malgré mon tourisme non prévu depuis Tournus, preuve que j'avais vraiment pris une bonne marge!
Ma chambre d'hôtes est très belle, et même si ça fait presque un peu trop "professionnel", j'apprécie beaucoup ce style "sobre-chic" :o)
Je suis dans la chambre "Gabriel" :
http://www.lacure-courmangoux.com
Oh, il est 19h59, il faut que je descende manger!








Argentine, Buenos Aires et retour en France, clap de fin! 11/08/23

  aéroport de Buenos Aires Bon, et bien finalement, ce dernier jour en Argentine se termine un peu en queue de poisson sur ce blog, car je n...