mardi 14 août 2012

Grèce, mercredi 21 de Monodendri à Kastraki, dans les Météores ( via Tsepelovo, Metsovo ) )

Levée aux aurores ( enfin, à 7h20, pour ma grosse journée de roulage ), je découvre par la fenêtre un ciel radieux, avec juste qq beaux nuages bien blancs dans le creux des montagnes, cool!
Au petit-déjeuner, le jeune patron vient me faire la discussion et me demande où je vais aujourd'hui. Je lui explique que je fais un dernier tour dans les Zagoria, vers Tsepelovo en passant par Kipi pour voir le fameux pont à trois arches, puis direction les Météores via Metsovo ( pour ceux qui veulent suivre sur une carte! ) Je vois qu'il visualise dans sa tête ce que ça donne comme road-book et il me demande si je passerai par Ioannina : pas le centre-même, mais oui, je vais le frôler pour longer le lac. Je dis ça parce qu'en fait c'est ce que je devais faire à l'origine, quand je devais repartir directement de Monodendri, mais là, je fais mon crochet par Tsepelovo en plus parce que je n'ai pas pu le faire hier à cause du tps pourri ( d'où la grosse journée de roulage prévue! ) J'ai juste rajouté le reste de mon RB inachevé, et ça ne me paraissait pas incohérent. Ca ne l'était pas mais mon hôte m'a quand même suggéré une autre route, finalement plus courte en kilomètres, et me faisant passer par "une belle petite route, oui, asphaltée partout ;-) et où vous n'aurez pas de trafic dessus, contrairement à la route de Ioannina, et vous verrez plein de jolis vieux ponts de pierre, vous verrez, je suis sûre que ça vous plaira" Comme il n'avait rien à me vendre sur ce coup-là ;-), j'ai décidé de faire confiance au local de l'étape ( surtout qu'intelligent, il avait bien compris ce que j'aimais à moto ( en plus de l'asphalte O-BLI-GA-TOIRE ;-) ), des petites routes sinueuses mais d'assez bonne qualité, dans des paysages de nature, où je peux prendre mon temps sans être bousculée par la circulation! ) et devant lui, j'ai commencé à modifier mon RB sur le GPS ( ça lui faisait bien plaisir de voir que j'adoptais sa suggestion! ), lui demandant de m'épeler en lettres latines les villages à traverser, quand soudain...grand moment de solitude : le GPS s'éteint tout net, écran noir, pdt que je rédigeais un nom de village. Aglups, à tous les coups il n'a pas supporté le déluge d'hier :-/ Et pourtant, là, je l'ai qd même utilisé qq minutes, ça n'a pas été immédiat!? Je suis vraiment dégoûtée, rien à faire, je n'arrive pas à le rallumer :-/ La faim coupée, je termine à peine ma tasse de Nescafé au lait et je termine de charger mes bagages, me disant que les routes qu'il m'indiquait me semblaient bien petites et qu'en dehors des grands axes, les panneaux ne sont qu'en cyrillique, que ça va être galère à repérer sur la carte, donc que je vais peut-être reprendre mon plan initial vers Ioannina... Je démarre la mort dans l'âme ( c'est que j'y suis super habituée, moi, à la facilité d'un GPS, je suis rouillée quand il s'agit de regarder la carte et les panneaux! ) Je m'arrête au bout de 200m car je voulais acheter des cartes postales des Zagoria. Je retourne tout ça dans ma tête en choisissant des cartes : non, il n'est pas déchargé, j'ai essayé en allumant la moto il ne se rallume pas plus...Vais-je téléphoner à Xtian pour lui demander de l'aide? Que pourrait-il faire à distance!? Et là, j'ai le tilt! Je me rappelle qu'une fois, à je ne sais plus quelle occasion, je l'avais vu OUVRIR les entrailles du GPS :o))) ESPOIR! Je retrouve rapidement l'endroit à "déclipser", j'ouvre, me disant que je vais trouver plein d'eau dedans, mais non, c'est bien sec, la trappe donne juste accès à la batterie. Me moquant de moi-mm, je décide d'adopter un plan de "blonde en électronique" : j'enlève la batterie... et je la remets ( j'ai presque honte! )
ET CA REMARCHE!!!! OUF! Je suis super soulagée :o)))
Vivent les plans de blondes :o))
Je n'aurai plus le moindre soucis pour le reste de la journée!
Oui mébon, avec tout ça, je ne suis tjs qu'à 200 m. de mon hôtel, malgré tout ce que j'ai déjà écrit :-/// Bon, je vous envoie déjà ça, aucune photo à y joindre! ( ah, si, les nuages dans les montagnes, mon hôtel sous le soleil et le chien du voisin installé en plein milieu de la route! )
***********
Je finis donc par partir après avoir rentré dans mon GPS qui remarche les villages cités par mon hôte!
Il fait tjs beau, avec qq nuages proches qu'il m'arrive de traverser, mais rien de bien méchant! Il fait carrément frais ( on est en montagne! ), je suis enchantée.
Je passe devant le pont de pierre de Kokori, obligé, je m'arrête pour des photos même si, hélas, il est dans l'ombre :-/ Et comme derrière, les montagnes sont en plein soleil, l'APN a bien du mal à contraster les deux... mébon, je mitraille qd mm, of course ;-)

Vue des nuages dans la vallée depuis mon balcon


Guest House Ladia






pont de pierre de Kokori


pont de pierre de Kokori

pont de pierre de Kokori

pont de pierre de Kokori
















Ensuite je décide de faire un pause dans le petit village de Kapesovo...où un de mes guides parle d'une sympathique petite boutique-salon de thé... J'ai compris que pour visiter les villages du coin, pas de solution à moto, on se gare au plus proche mais après on va à pieds! C'est donc ce que je fais. A peine ai-je pénétré dans le village que j'entends plein d'aboiements qui se rapprochent, et une meute ( c'est le mot! ) de 5-6 chiens s'avancent vers moi eu aboyant très fort, de manière très agressive! Bonjour l'accueil! Heureusement que je n'ai pas peur des chiens, même agressifs, car ils étaient impressionnants ( j'ai qd mm eu le réflexe de rentrer mes mains dans mes manches de blouson pour qu'ils aient le moins de chair possible découverte à attaquer, le cas échéant, c'est pour dire comme je me sentais menacée! ) Mais je n'aime pas fuir le danger ( dans certains cas, je suis convaincue que ça l'amplifie! ) et j'essaie d'abord une tactique qui en surprend parfois certains : j'aboie comme eux, fort et agressivement : rien n'y fait, ils continuent de me tourner autour en hurlant, et bien sûr, pas âme qui vive à l'horizon! Je décide donc d'attaquer encore plus et je fais de grands gestes en allant vers l'un et l'autre, en tapant fort du pied par terre : ouf, ça a un peu l'air de les impressionner ( et aussi que je ne parte pas en courant comme doivent faire certains, que je ne blâme pas : la peur, ça ne se contrôle pas. Il se trouve que dans le cas des chiens, je ne ressens pas cette peur, je n'ai aucun mérite ) et j'arrive à passer au milieu d'eux pour continuer ma descente vers la place du village!
Placette classique avec son platane, ses tables et chaises, mais hélas, tout est fermé, y compris le fameux croquignolet salon de thé que j'aurais bien aimé découvrir... Toute cette bagarre avec les chiens pour rien! Enfin, non, le village était joli! Je dois donc remonter la pente raide et, au passage, ré-affronter les chiens qui, quand même, me reconnaissant, mettent un peu moins de conviction cette fois-ci, mais me montrent quand même bien que je dois déguerpir de LEUR village ( puisque je n'aurai pas vu une seule personne durant mon aller-retour! )
Bon, comme d'hab', vous avez droit à des tartines pour le moindre micro-événement!!

Kapesovo

Kapesovo

Les chiens de Kapesovo

Kapesovo

Kapesovo

Kapesovo




Je repars vers Tsepelovo, encore un village typique des Zagoria mais plus authentique, moins exclusivement dédié au tourisme comme Monodendri et Papingo, par exemple. Et en effet, je ne vois que des autochtones sur la "plateia" ( cette fameuse place principale typique des villages grecs ), jouant aux cartes, à des jeux de pions ( backgammon? ), tout en buvant de l'ouzo ( je le sens à plein nez! ) ou un "café grec" ( ce qu'on appelle un café turc en France ;-) ) Hélas, je ne me sens pas le droit de les prendre en photos comme des singes dans un zoo, je suis sûre qu'ils n'apprécieraient pas, même si ma démarche n'est pas malsaine, de mon point de vue : je trouve juste qu'ils sont typiques et j'aimerais vous le faire partager...
Bref, je m’assois quand même parmi eux et je commande moi aussi un café grec, mais avec du lait ( gala, je crois? ) 2€, pas donné, mais c'est bien les tarifs indiqués par les guides et en plus, pour une fois, le patron me donne un ticket de caisse, donc c'est le vrai prix ( à moins qu'ils aient une touche, sur leur caisse "café tarif étranger" ;-) )! La vie est chère, en Grèce, dans les bars!
Je prends mon temps ( je suis en vacances ), je regarde les vieux jouer, les mains dans le dos ( de ceux qui, debout, regardent les autres jouer ) égrener mécaniquement les chapelets, encore une photo qui aurait été belle et typique*, mais je me retiens, car je ne peux pas la prendre sans que 5 paires d'yeux minimum me voient le faire ;-) 
*image belle et typique, mais surtout son typique, entendu pour la première fois l'avant-veille dans le bar de mon hôtel de Monodendri. J'étais au petit-déjeuner, quand j'entends un bruit étrange, comme le cliquetis des griffes d'un chien qui marche sur un parquet en bois ( euh, ben oui, désolée, c'est à ça que j'ai immédiatement pensé quand je l'ai entendu! ) Je vérifie l'entrée du bar, non, aucun chien n'est entré... Ca recommence un peu plus tard, je me dis "peut-être le bruit d'un appareil électrique quand il est en train de griller, en train d'avoir un court-circuit...?" Ca n'est qu'un bon moment plus tard que j'ai réalisé que c'était en fait un vieux, assis à une table, qui égrenait son chapelet mécaniquement... Un bruit très caractéristique ;-)
Bon, où en étais-je avant de digresser? ;-)
A Tsepelovo! Je termine tranquillement mon café t...euh... grec, surtout ne pas les froisser ;-) et je repars à la moto, garée, comme j'en ai maintenant l'habitude ( ah, ça me fait marcher, ces foutues ruelles mal pavées ;-D ) au début du village. Mignon, je retrouve à côté de mon fidèle destrier...un petit âne en train de manger son picotin, récompense de sa dure matinée de labeur, comme dans la chanson...

"De-ci de-là, cahin-caha, va trottine, va chemine, va petit âne, va de-ci de-là cahin-caha, le picotin te récompensera. (André Messager, Duo de l’âne, extrait de l’opérette Véronique, fin du XIXe siècle)"


Tsepelovo

Tsepelovo


La plateia de Tsepelovo

Tsepelovo
















Tsepelovo

Tsepelovo

Tsepelovo





Pfff, je n'arriverai jamais au bout de cette journée ;-D


Pas grand-chose de passionnant ensuite jusqu'à Metsovo, jolie petite ville de montagne largement dédiée aux sports d'hiver, et pleine de maisons pleines de bois ( balcons, poutres... ) où j'ai mangé deux spécialités : du fromage du coin au four et des pâtes du coin à la sauce tomate et au veau... délicieux tous les deux. Je n'ai pas osé goûter aux brochettes de tripes d'agneau... peut-être un jour, quand je n'aurai pas faim...? ;-)

Donc RAS après Metsovo. Je suis arrivée sur les Météores sous un peu de grisaille, ce qui fait que j'ai été très déçue par ma première approche!
Arivée à Kastraki, mignon village au pied des Météores, j'ai été direct à la Guest House Plakias, 

 http://www.meteora-plakias.gr/

avec qui j'avais échangé des mails mais sans réserver car je n'étais pas sûre à 100% de ma date d'arrivée. Le patron m'accueille avec sympathie...hélas, il est complet :-(( Je suis archi-dégoutée!! Il me demande pour combien de jours je voulais rester...il réfléchit, me dit que si ça me va, il a une petite chambre en sous-sol ( :-((( ) pour cette nuit, et la nuit prochaine, c'est OK pour une chambre normale, au RDC, avec vue sur les Météores à 35€ avec le PDJ comme convenu ( il s'est rappelé de nos échanges de mails et à partir de ce moment-là, il n'a pas arrêté de m'appeler Isabelle, c'est sympathique, d'ailleurs tout le personnel était souriant et aimable, un vrai plaisir! ); il suffira que je prépare mes bagages le matin avant de partir et il se chargera de les transférer dans la nouvelle chambre. Je demande à voir la fameuse chambre du sous-sol, et en fait, elle a qd mm une fenêtre en hauteur, elle est très propre, meubles simples en bois comme j'aime, salle de douche et surtout...WFi ( "oui, ça marche même au sous-sol!" ) Et comme elle n'a pas la vue sur les Météores, il me la fait à 30€. Donc je signe, finalement très satisfaite :o)) Je n'ai jamais eu un aussi bon WiFi depuis mon départ, le seul petit problème c'est que je n'ai pas de vraie table dans la chambre, donc pas facile pour le P'tit Blanc. Donc rapidement, je décide de l'utiliser à la réception de l'hôtel, où il y a plusieurs tables.
Le soir, je vais mangé à la taverna de la guest house, de délicieux poivrons marinés-grillés suivi d'un souvlaki de porc ( brochette ) En demandant l'addition, le patron m'offre le dessert, sympa!
Bonne nuit dans ma chambre quasi souterraine finalement pas désagréable du tout!

Entre Tsepelovo et Metsovo

Entre Tsepelovo et Metsovo

Entre Tsepelovo et Metsovo

Entre Tsepelovo et Metsovo





Arrivée sur Metsovo

Ecole de ski "fransais"

Metsovo

Metsovo

Fromage typique de Metsovo

Pâtes au veau

Arrivée à Kastraki

Kastraki

Ma 1ère chambre à la Plakias GH

Ma 1ère chambre à la Plakias GH

Entrée de la GH

Kastraki

Kastraki

Kastraki

Kastraki

Kastraki

Kastraki

Kastraki


Vue depuis Kastraki

Kastraki

Mes voisins à la GH

Mes voisins à la GH

Poivrons marinés et grillés au restaurant de la GH


Grèce, mardi 20, monastère et point de vue

Réveillée par un énorme grondement de tonnerre quelques minutes avant mon réveil réglé à 8h30, je n'ai pu que constater qu'il tombait des cordes :-/
J'ai couru sous la pluie prendre mon PDJ : jambon basique, fromage idem, fromage blanc, jus d'orange, tortilla de PDT mais salée ;-) et mon sacro-saint sachet de Nescafé dans une tasse de lait chaud, accompagné de 2 belles tartines de beurre, impec', j'étais bien calée !
Mais je me demandais ce que j'allais faire de ma journée pluvieuse !
Mon hôte m'a conseillé d'aller voir à pieds le monastère d'Aghia Paraskevi, à 1km seulement de l'hôtel, et qui avait une vue sur les gorges de Vikos, puis d'aller à moto au point de vue sur ces mêmes gorges mais à 6km de là, à Oxia.
J'ai un peu trainaillé au PDJ en pianotant sur le P'tit Blanc, où j'ai découvert que là, le WiFi existait bel et bien, et que j'avais encore squatté sans le savoir la veille le WiFi de quelqu'un d'autre ! Et là, ça marchait plein pot :o))
J'ai aussi un peu trainé dans la chambre, attendant une accalmie de la pluie ( arrivée à 10h30 ), pour tenter d'aller voir le monastère sans trop de flotte. Très bien fléché, et avec dès le départ le nombre de mètres pour l'atteindre ( 1000 ;-) ), avec décompte régulier sur des panneaux pour pas qu'on se décourage ;-)
Ce qui était impeccable c'est que pour l'atteindre, on faisait d'une pierre deux coups en traversant le joli village de Monodendri ( du bas, cette fois, c'est là qu'est le cœur du village authentique ) Plein de belles maisons en pierres, quelques unes en ruines mais les 9/10èmes restaurées, voire reconstruites, mais parfaitement dans le style des anciennes, vraiment pas une faute de goût à part peut-être le blason « Heineken » sur le mur d'un bar ;-) Je confirme que toutes les « rues » de Monodendri-bas sont faites comme celle sur laquelle je m'étais trouvée hier en "difficulté" ! Je suis arrivée sur la place du village, dont je pense que je verrai bcp de modèles du mm genre dans mon périple grec, vaste place pavée avec un vieux platane et des bancs et des chaises et tables de bistrots installées tout autour... Après un tour à l'église du village ( de l'extérieur, car c'était fermé ), j'ai continué à suivre les panneaux très précis indiquant le monastère. C'est à ce moment-là que j'ai vu un panneau d'hôtel en grec, mais qui me disait qq chose : c'était le fameux hôtel Vikos, hyper bien situé près de la place centrale, mais bien inaccessible avec une moto routière ( et difficilement en voiture ! ) ! Je n'ai donc pas du tout regretté de ne pas avoir insisté hier soir pour le trouver !!! A la sortie du village commençaient les 600 derniers mètres vers le monastère, sur une route toujours pavée, mais barrée d'une chaine. Panneau du Guinness Book indiquant que les gorges de Vikos sont les plus profondes du monde ( ??! ) avec 900 mètres de profondeur et seulement 1100m entre ses falaises ( « rims » ? )
Arrivée au monastère ( abandonné ) qui est composé de pleins de petits bâtiments sur plusieurs dizaines de mètres. Seulement deux sont ouverts : le premier, une salle à l'étage , avec une porte sans serrure, est une sorte de chambre ( juste un lit pliant, rien d'autre ) dont je suppose qu'elle sert à abriter-loger le pèlerin qui se retrouve coincé là sous un orage ou par la neige ? L'autre, c'est la petite chapelle, avec quelques restes de fresques sombres « d'époque » , quelques icônes et quelques bougies à disposition pour qui veut brûler un cierge. Tout au bout de cette enfilade de petites maisons, un balcon qui donne sur les gorges, superbe malgré la grisaille ( et encore, je ne me plains pas : pas longtemps après mon départ, la pluie s'est arrêtée ! ). Avec mon tour dans Monodendri et ma flânerie dans le monastère, je suis quand même déjà partie depuis 1h de ma chambre, et il faut encore que je remonte ! Depuis mon départ, j'ai dû rencontrer 3 habitants dans les rues et pas un chat sur la route vers le monastère, super :o) En fait, c'est en revenant au village que je croise mes premiers touristes qui vont vers le monastère, une famille et un couple : j'ai bien visé pour être seule ! Je rentre doucement par une autre rue du village jusqu'à mon hôtel, où je prends mon casque et mes affaires de pluie ( que je ne mets pas ) pour partir, vers 12h15, vers le point de vue d'Oxia. Encore une fois, le coin vers lequel je me dirige est bien sombre, mais je résiste : je m'arrêterai pour mettre les affaires de pluie...quand il pleuvra ! Je suis trop contente, pour l'instant, de profiter de mon blouson d'été, même s'il fait nettement moins chaud qu'hier, heureusement ! Je passe par la « stone forest », plein de gros rochers en « mille-feuilles » très photogéniques et j'arrive enfin au bout de la route ( cul-de-sac ) au lieu-dit « Oxia », réputé pour son point de vue sur les gorges de Vikos. Mon hôte, d'ailleurs, m'ayant bien cernée quand j'ai joué l'impressionnée quand il m'a dit qu'il y avait un km à pied jusqu'au monastère, m'a bien précisé qu'une fois garé, à Oxia, il n'y avait qu'une centaine de mètres jusqu'au point de vue ;-D Il a bien fait, c'est ce qui m'a convaincu d'y aller ;-)
Bon, là, honnêtement, je dirais que c'est quand mm plutôt 200m ( malgré le panneau « 100m » ), sur un petit chemin de pierres, mébon, je ne vais pas chipoter ni faire demi-tour au bout de pile 100m et porter plainte auprès de l'office du tourisme pour publicité mensongère :-D
Cette fois-ci, je ne suis pas seule : un couple de « sportifs » ( au moins dans les vêtements, genre de survêtement mais version short ! ) me précède de quelques dizaines de mètres. Comme je prends mon temps pour attacher mon casque et prendre mon bonnet ( ça menace de + en + ), finalement, j'arrive au point de vue quand, me faisant signe qu'ils sont frigorifiés par le vent ( merci le survêtement-short ), ils sont déjà en train de faire demi-tour ! Donc me revoici seule, chouette :o)
Je me souviens alors que c'est ici que Jef, un motard qui fait un blog sur ses nombreux voyages à moto de par le monde, est passé, et je me rappelle d'une anecdote ( remémorée avant mon départ par Francis ) où il explique, en gros ( j'exagère à peine ) qu'il a risqué sa vie en empruntant un petit chemin de chèvres « à pic de la falaise» sur la gauche du point de vue. Je m'y engage sans le moindre souci de sécurité, certes il n'y a pas de garde-fou ( mais je ne suis pas folle ;-) ) mais le chemin fait environ un mètre, sur des roches plates « bien propres » et sans danger ! Pfffff, quelle lopette ce Jef ;-)) Je me rappelle qu'en revenant de ce chemin, il a cru lire de l'admiration devant son « courage » dans les yeux de touristes qui, horrifiés, ont refusé à grands cris sa proposition d'aller voir au bout de ce petit chemin ( là encore, j'exagère un peu, mais à peine ;-) )! N'importe quoi !!! Et pourtant, vous me connaissez, je suis « courageuse mais pas téméraire » donc si je dis que c'est faisable sans problème, c'est que ça l'est !
Bon, OK, un petit coup de vent mal placé ou un pied qui dérape et c'est une chute de 4-500m, mébon... ;-)
Bon, je commence à fatiguer, donc je vais vous envoyer ça, suite plus tard!

Suite! 

Donc j'en étais au point de vue d'Oxia sur les gorges de Vikos. Il faisait gris et très menaçant, donc j'ai décidé de mettre juste mon petit blouson de pluie, j'attendrai que ça tombe vraiment pour mettre aussi le pantalon!
Demi-tour, donc, vers Monodendri. En chemin, je croise un gros troupeau de chèvres sur la route. Je m'arrête pour faire des photos et je vois arriver un vieux pâtre grec ;-)
A peine arrivé, il me scrute, et me pose une question ( juste un mot, interrogatif ) que je ne comprends pas. Comme il a une "gueule", j'essaie de négocier pour pouvoir le prendre en photo ( délicat ). Il dit OK, en recommençant sa litanie avec le même mot interrogatif... Je me dis qu'il veut peut-être que je lui donne la pièce pour la photo, donc comme j'aime en avoir pour mon argent ;-), je veux le faire """travailler""" et je lui demande de me prendre en photo devant le troupeau de chèvre. Cela doit faire une paire d'années qu'il n'a pas utilisé un appareil photo, je lui explique bien où appuyer et il colle son oeil...sur le viseur qui n'existe pas ;-) Mais finalement, il prend qd mm la photo : on ne voit pas du tout les chèvres, mais moi oui, c'est déjà ça. Je lui donne le peu de monnaie que j'avais ( 0,50€ quand mm la photo du pâtre grec! ) mis il continue à ânonner son mantra...zut, ça n'était donc pas des sous qu'il voulait, j'ai perdu une occasion de me taire en lui proposant des "evros"!
Finalement, voyant que je ne comprends tjs pas, il décide d'y aller avec les gestes... l'idée en soi est bonne sauf que, à mon grand étonnement...il me touche les deux seins du bout du doigt!!!! Ah, oui, OK, j'ai compris la question : il voulait savoir s'il avait bien vu, si j'étais une femme ;-DDD C'est vrai qu'engoncée dans mes blousons et avec le casque, on pouvait se poser la question! Il a donc eu la réponse au bout de ses doigts, confirmé par un "né, né!" ( ah, ah, pas fait exprès! ) de ma part ( oui, oui! ) Satisfait, il a sifflé ses chiens pour qu'ils ralentissent le troupeau et ils les a rattrapés ;-) Je suis repartie en étant morte de rire!
En arrivant sur Monodendri, la pluie s'est mise à tomber, j'ai donc dû mettre mon pantalon de pluie, d'autant plus que j'étais partie en simple pantalon ( trop chaud, le cuir! ) donc il fallait le protéger... Ensuite, malgré la pluie, et sur les conseils de  mon logeur qui m'en avait parlé le matin, j'ai décidé d'aller à Papingo ( et non à Vikos comme prévu dans le RB initial, car moins beau d'après le gars ), pour avoir quand même fait une moitié du tour que je voulais faire dans les Zagoria. Comme il y avait déjà eu bcp d'orages dans la nuit, il y avait pas mal de cailloux sur les routes, tombés des falaises, mais qd mm très faciles à éviter à moto quand on roule à l'allure à laquelle j'allais, c'est-à-dire environ 40 à 50 km/h grand maxi, vu la pluie, qui tombait de plus en plus fort! D'ailleurs, au bout de pas lgtps, ça tombait tellement que mon pantalon de pluie n'a pas tenu et j'ai senti que mon pantalon se mouillait de plus en plus, puis mon slip... Mes bottes ont aussi lâché rapidement donc ça faisait floc-floc dedans, mais vu la température clémente, ça n'était pas vraiment gênant, je n'avais pas froid, j'étais en vacances, le peu que je voyais à travers ma visière dégoulinante de pluie ( extérieur comme intérieur ;-) ) était très joli et en plus, à mon grand étonnement, mon petit sur-blouson sur lequel je n'aurais pas parié un drachme tenait le coup, lui, donc tout ce qui me restait de sec était mon tronc et mes bras ( gants d'été trempés depuis très lgtps! ), en gros, l'essentiel pour continuer à avoir le moral! En plus, les routes étaient désertes ( pas fous, les grecs! A part les pâtres ;-) ), donc je ne gênais personne avec mon allure d'escargot, et personne ne me gênait à vouloir me dépasser, que demande le peuple?!
C'est donc hyper-dégoulinante de partout que je suis arrivée au charmant village de Papingo ( 913m d'altitude ), où j'ai posé la moto... pour me jeter dans le premier café qui venait, car je venais de m'apercevoir que mon APN, que je pensais avoir protégé dans un sac plastique ( en plus de sa propre sacoche ), suspendu à mon cou ( pour pouvoir qd mm faire qq photos en route ) était en fait dégoulinant lui aussi : la pluie avait traversé le plastique et s'y était même accumulée :-/// Donc intervention d'urgence au café : "kalimero, parakalo, do you have something to dry ( **Desmond, peut-être aurais-je dû dire "for drying"? ;-) ) my camera?" Le serveur, vif, m'a tendu une poignée de pauvres petites serviettes de table pas très absorbantes, mais c'était mieux que rien, et j'ai fini l'opération aux toilettes avec du PQ, ouf, APN sauvé des eaux, comme Boudu!
Ah, petite parenthèse à propos du PQ ( qui rappellera des souvenirs "étonnés" à Xtian ;-) lors de notre WE à Athènes ), je l'ai bien sûr soigneusement jeté à la poubelle, tout comme le papier qui a servi à m'essuyer quand j'ai été moi-mm aux toilettes, car c'est ce qu'il faut faire, en Grèce : ne surtout pas jeter le papier utilisé dans les toilettes, mais dans une poubelle "prévue à cet effet" ( bon, j'ai déjà vu ça dans d'autres pays, mais là, c'est marqué en clair dans bcp de WC )
Fin de la parenthèse culturelle ;-)
 Je reviens, je m'installe, je commande un café au lait, en remarquant du coin de l'oeil que le serveur et un gars assis à une table ( qui s'avérera être le cuisinier ;-) ) ont les yeux rivés sur une émission de télé que je connais : "cauchemar en cuisine", avec le chef britannique étoilé Gordon Ramsay, où ce dernier va aider des restaurateurs à deux doigts de la faillite, et découvre souvent des cuisines dans un état plus que lamentable... Je me demande si le cuistot se sent concerné... ;-)
En me rasseyant après avoir commandé mon café, que vois-je sur la porte? THE autocollant magique "WiFi" :o) Je pose la question pour être sûre que ça marche, oui, donc je ressors en trombe ( tjs sous des trombes d'eau! ) chercher mon P'tit Blanc à la moto ( quelle bonne idée j'ai eu de l'emporter "au cas où"! )
Je me suis dit que j'allais regarder mes mails en attendant que la pluie se calme et de fil en aiguille, la météo passant par tous les stades mais jamais en mieux ( éclairs, tonnerre, brouillard...! ), j'ai fini par rédiger une bonne partie de mon CR de la veille! Il faut dire que si j'en crois les photos "avant-après", j'y suis quand même restée...2h40!! Mais je n'ai pas vu le tps passer, et malgré les horreurs que je voyais à la télé avec Gordon, j'ai tenté le coup et commandé une assiette de "charcuterie" sans savoir ce que c'était ( "salami variety"!!! ) Ben finalement, c'était moitié froid, moitié chaud, du salami, certes, mais aussi une petite tranche de jambon blanc quelconque mais pas mauvais, et une saucisse, une tranche de lard et des petits bouts d'une autre saucisse tout cela grillé et ma foi, pas si mal, avec quelques sauces... il faut dire qu'à ce moment-là, il était 15h et je commençais à avoir un petit creux!
Donc au bout de 2h40, voyant que la météo ne se décidait pas à se calmer, j'ai décidé de faire qd mm un mini-tour dans ce fameux et réputé village de Papingo ( j'étais dans Mégalo-Papingo, le serveur m'a expliqué que Mikro-Papingo était à deux km, mais je n'avais plus l'énergie, et puis j'avais lu que les deux étaient jolis donc je me suis contenté de celui-ci ) J'ai fait 6-7 photos mais pas plus, pour ne pas achever mon APN qui venait à peine d'échapper à une mort certaine!
Puis retour à mon fougueux destrier pour retourner à Monodendri. Le retour fut pire que l'aller, ça n'était plus des trombes d'eau mais un véritable déluge qui s'abattait sur moi, et ma pauvre bibiche a dû franchir des torrents d'eau et d'énormes flaques qui ne se trouvaient pas sur la route à l'aller. Au début, je levais les pieds par réflexe pour éviter de les mouiller mais au bout d'un moment, je me suis rappelé que ça n'était pas la peine puisque j'avais déjà plein d'eau dans les bottes ;-)
Mais je continuais à avoir la banane car j'étais contente de n'être pas restée enfermée dans ma chambre toute la journée sous prétexte qu'il tombait 3 gouttes ;-) J'ai vu Papingo dans un brouillard d'eau certes, mais je l'ai vu...et il n'était pas encombré de touristes ;-))

****
Rentrée crevée par ma lutte contre les éléments ( les éclairs m'ont accompagnée sur la fin! ), j'ai demandé à mon hôte s'il pouvait me faire qq chose à manger ( aucune envie de ressortir sous la flotte ) alors qu'ils ne font que bar. Pas de problème, salade de tomates, concombre, oignons, soupe de haricots blancs à la tomate et feta, royal, ça m'allait très bien! 

Le balcon de ma chambre, vue sur Monodendri

Guest House Ladia

Guest House Ladia


Une rue typique de Monodendri :-/

La "plateia" de Monodendri

Eglise de Monodendri

Eglise de Monodendri

Chemin vers le monastère

Entrée du monastère

Monastère d'Aghia Paraskevi

Monastère d'Aghia Paraskevi


Monastère d'Aghia Paraskevi

Vue depuis le monastère

Monastère d'Aghia Paraskevi

Autre ruelle de Monodendri

Le balcon de ma chambre :-)

Stone forest

Oxia et sa vue

Le chemin qui longe la falaise

Le chemin qui longe la falaise

Stone forest
















Mon ami le pâtre grec ;-)

Megalo Papingo

"salami variety"

Megalo Papingo

Megalo Papingo

Les affaires tentent de sécher!

Dîner réparateur :-)

Argentine, Buenos Aires et retour en France, clap de fin! 11/08/23

  aéroport de Buenos Aires Bon, et bien finalement, ce dernier jour en Argentine se termine un peu en queue de poisson sur ce blog, car je n...