dimanche 19 février 2017

Ténérife le 20, Garachico vu d'en haut, Masca, Parc du Teno, Puerto de Santiago ( Los Gigantes )

Je me prépare un pdj avec le nécessaire à disposition




 et en route vers de nouvelles aventures sous un grand soleil.
Mon RB a prévu de passer par une route à flanc de montagne qui surplombe la côte et Garachico depuis plusieurs points de vue. 













Je tombe sur une scène plutôt anachronique : trois laboureurs avec leurs chevaux! Trop bétonnée, Ténérife? ;-) 























Je suis contente de voir cette vue "aérienne" après avoir visité Garachico car j'y reconnais plein d'endroits où je me suis promenée hier, c'est plus sympa! 










































La route que je viens d'emprunter...


















Passage par des bananeraies. 




Je me suis tellement régalée à contempler Garachico de haut sous le soleil que je décide de faire un petit détour pour y retourner faire quelques photos, frustrée par la grisaille de la veille. 
Le port et sa coulée de lave... 












Castello San Miguel :

































Je passe un bon moment fascinée par les vagues démontées qui se fracassent sur la côte...






Bon, il est temps de reprendre mon road-book de base en même temps que mes esprits, j'ai assez rêvassé ;-)
Après encore quelques bananeraies,






j'arrive dans un petit village sympa : 



















où je vois, dans un garage, deux motos de Police! 


Tous mes sens en éveil, je cherche à en trouver une autre où je pourrais demander à son pilote de me prendre en photo dessus, pour ma collection! 
Je n'ai pas besoin d'aller bien loin, le poste de Police n'étant logiquement pas loin du garage où j'ai vu les motos.
A l'accueil, je commence à faire mon baratin habituel à une policière, lui proposant de lui montrer les photos déjà faites dans d'autres pays. Elle m'arrête d'un geste, mais avec un grand sourire : pas de problème, elle va aller demander au proprio de la moto garée devant! Assez souvent, ça n'est pas forcément suivi d'un accueil à bras ouvert du motard concerné, parfois un peu imbu de son statut ;-) ( il m'est arrivé ça récemment en Crète, et après avoir été gentiment trimballée dans plusieurs bureaux, le motard enfin trouvé m'a dit non de manière très mal-aimable :-/ )
Là, c'est tout l'inverse : je crois que, de tous les flics que j'ai vus dans le monde ( dans le contexte de cette collection de photos, bien sûr ) je peux décerner la palme de la gentillesse à ces deux policiers, qui non seulement se sont mis en quatre pour accéder à ma demande, notamment en déplaçant la moto au soleil pour une meilleure photo, mais qui en plus se sont proposés à poser avec moi, chacun leur tour, ce que je demande rarement car c'est très souvent refusé ( et je peux le comprendre, vis-à-vis de leur hiérarchie et par rapport à tout ce qui peut être détourné sur internet! ). Trop sympas, bravo et merci à vous!
Donc ils méritent complètement d'être sur mon blog! ;-)





Tiens, ça me fait penser qu'il faudrait que je fasse une page spéciale "moi sur des motos de Police" sur ce blog, page que je citerais à chaque fois que j'arrive à augmenter ma collection dans un autre pays!
Ah, grâce à Google Street View, j'ai retrouvé le nom du village, pas loin après Garachico : Los Silos!
Si j'arrive à trouver une adresse mail de la police là-bas, je leur enverrai cette page de mon blog ;-)
Bon, je n'ai trouvé que des numéros de téléphone, mais comme il y a un numéro de mobile, je vais leur envoyer un sms en "espagnol Google Traduction", on verra s'ils me répondent et m'envoient un e-mail ;-)
"Hola, durante mis vacaciones en Tenerife, me encontré en su ciudad de policías amable que me permiten montar en una motocicleta de la policía para tomar fotografías. Gracias a ellos, me gustaría enviarles el enlace de página Web para mi blog donde hablar: ¿tiene usted un correo electrónico en el que podía enviar este enlace?" ;-D
Bon, trêve de digression, revenons à nos moutons canariens!  
Je reprends la route en direction de Masca, je fais un petit arrêt dans un autre village 



et j'attaque ensuite la traversée du très beau Parc Rural du Teno, un autre paradis des motards au niveau des routes aussi viroleuses que nickel :-)
Je ne peux que laisser parler les photos, qui montrent une fois de plus cette île horriblement mutilée par le béton et le tourisme de masse! ;-)))

























































J'arrive ensuite au village de Masca, dont j'ai eu un peu de mal, au début, à comprendre "le concept". En fait, je me demandais pourquoi il était si réputé! Je suppose que ce doit être un mélange de plusieurs facteurs : par sa situation un peu perdue dans la montagne, par sa caractéristique que les maisons sont éclatées un peu partout sur le flanc de la montagne, pas vraiment rassemblées en un village classique, par le fait que ce soit piétonnier, par la beauté sauvage des montagnes alentours? Même si bien sûr j'ai trouvé quelques jolis maisons et points de vue, je suis repartie un peu frustrée avec le sentiment de ne pas avoir complètement "compris" Masca... ;-) Mais peu importe, voilà quand même quelques dizaines de photos ;-) 



































































































C'est marrant, au final, en regardant les photos que je mets sur le blog, je trouve ça presque plus joli que lorsque j'y étais, étrange, je ne me rappelle pas que ça m'ait fait cela pour un autre endroit! 
Voilà ce qu'en dit le Guide du Routard :



Je reprends la route de montagne où les voitures ont un peu de mal à croiser les autocars, avec ses beaux points de vue : 































il faut que je les savoure, car j'arrive maintenant dans la vraie partie bétonnée de l'île : je me suis gentiment moqué des détracteurs des Canaries plusieurs fois dans ce blog, mais je ne suis pas naïve, je sais qu'il y a bien sûr plusieurs villes balnéaires qui défigurent la côte dans la partie où je vais arriver ( sud-ouest ), mais pas vraiment le choix ; d'une part il faut bien que je termine ma boucle de l'île pour retourner vers l'aéroport, et d'autre part j'ai prévu à mon programme une sortie en bateau pour aller contempler les falaises de Los Gigantes qui se trouvent à côté d'une de ces villes bétonnées : Puerto de Santiago ( alias Los Gigantes, comme les falaises ). J'ai d'ailleurs mis pas mal de temps, lors de ma préparation, avant de comprendre que cette ville avait deux noms, ce qui m'a posé quelques problèmes de localisation, le nom de Puerto de Santiago étant très peu utilisé ;-) ), où je me suis réservé un appartement pour ce soir. 
Je prends donc une grande respiration avant de plonger vers l'enfer bétonné ;-)  
Bon, pour le premier point de vue sur les falaises, ça va, ça n'est pas la catastrophe : 






Après tâtonnement, je finis par trouver les "Apartamentos Europa". 
Comme ça n'est pas un hôtel, je dois téléphoner pour que quelqu'un vienne m'apporter la clé de mon appartement. 






Une jeune fille bien sympathique arrive, mais les ennuis commencent. Au moment de payer ( elle a soigneusement pensé à emporter un terminal de CB! ), je lui demande où se situe l'endroit où j'ai réservé mon pdj ( 7€ ). Ah, oui, s'exclame-t-elle dans un anglais pire que le mien ( si, c'est possible!! ) : elle avait oublié de me dire ( ! ) qu'il n'est pas disponible, sans plus d'explications! Je bougonne un peu car ils auraient pu me prévenir à l'avance, j'aurais fait qq courses, puisque justement j'ai loué un appartement avec un coin cuisine :-/ Mais bon, ce sont les aléas des vacances, je lui dis donc de me prélever 55€ sur la CB, au lieu des 62€, puisque le pdj est à 7€. Logique. Sauf que non, elle me dit d'un air gêné que le prix est un tout, donc que je dois payer 62€ même s'ils ne peuvent pas fournir le pdj!!! Alors là, je monte sur mes grands chevaux, je sors ma réservation booking.com où le détail est clairement noté et je lui dis qu'il est hors de question que je paie un pdj que j'avais choisi de réserver en plus du prix de l'appartement, alors que je ne pourrai pas l'avoir, de leur fait! 
Elle décide d'appeler son patron, qui insiste et ne veut rien savoir! Je hausse encore le ton et je menace de leur faire une sacrée mauvaise publicité sur booking.com ( d'autant plus que j'ai un statut du genre "auteur chevronné", grâce à mes nombreuses réservations d'hôtels chez eux ) et même d'appeler sur le champ booking.com pour me plaindre et les faire radier de leur site pour malhonnêteté! 
Il finit par céder et demande à la nana de photographier ma réservation montrant le détail : pas de problème : tout est clairement marqué noir sur blanc, c'est ce que j'aime avec booking.com! 
Et je finis par ne payer que les 55€ de l'appart, ouf, ça m'a bien énervé, cette histoire!
J'ai horreur qu'on essaie de me truander, surtout de manière aussi flagrante! 
Dommage, car l'appartement est très bien, avec un balcon et une belle vue sur la mer, il vaut bien ces 55€...mais pas 62 ;-) 






Ma tension retombe au fil du soleil qui se couche sur l'océan, le spectacle est vraiment beau, avec les vagues qui se fracassent contre les rochers ! 


























Au loin, l'île de la Gomera, dont un autocollant orne justement le flanc de ma voiture de location. Tiens, j'ai d'ailleurs une théorie là-dessus! 
Il  y a le nom des îles Canaries marqué sur les côtés des voitures de location de Cicar via de gros autocollants : la Gomera, Lanzarote, Gran Canaria, etc. Mon interprétation, c'est que comme ils ont une flotte très importante ( au moins 160 véhicules à l'aéroport!), pour faciliter la tâche des clients qui doivent retrouver leur voiture sur un parking où il y en a plusieurs pareilles, ils ont prévu 7 gros autocollants différents correspondant aux 7 îles des Canaries et donc 7 fois plus de chances de la reconnaître rapidement grâce au nom marqué en gros sur les côtés, plus facile à repérer qu'une plaque d'immatriculation...
Mais bon, il y a peut-être une autre raison...?  
Il est temps de songer à dîner ( aujourd'hui encore, je n'ai pas déjeuné! ) et le hasard fait bien les choses : un des meilleurs restos du coin d'après Tripadvisor ( 4ème sur 70 ) se trouve à portée de pieds de l'appartement ( même des miens : 400 m! ), c'est un signe, je suis obligée d'y aller ;-)
 Après un petit tour autour de la résidence et de sa piscine,







 j'arrive à la Meson de los pescadores, alias The Fisherman's Inn



Le patron s'excuse de ne pas recevoir sur la terrasse car il y a trop de vent, pas grave, l'intérieur me va bien.




Bon côté des stations balnéaires touristiques, il y a un menu en français ;-)
Bien que n'aimant pas franchement le poisson ( à part le saumon ), comme je suis dans un port, je décide de me lancer et de prendre en entrée les brochettes de poisson mariné à la sauce canarienne, qui seront suivies d'un carré d'agneau au romarin! ( ce plat terrien devrait me caler au cas où je n'aimerais pas le poisson ;-) )
Wahhh!!! J'ai bien fait de tenter, je me suis carrément régalée! Bon, pour être tout à fait honnête, le poisson ( blanc ) m'a  paru relativement fade ( tant mieux pour moi qui n'aime pas le goût du poisson fort ) mais la sauce était fantastique, une tuerie! Tout simplement mon meilleur plat de ces vacances!



Et l'agneau était bien placé aussi dans mes favoris de la semaine. Non seulement il était bon ( un peu trop salé cependant ) mais en plus, je n'ai jamais eu une telle quantité en commandant un carré d'agneau : d'habitude, il y a trois ou 4 côtelettes, là, c'était deux fois 4...que j'ai récurées jusqu'au dernier os!



Une bonne fin de journée, assurément!
Une petite photo de Puerto de Santiago by night en rentrant, et je m'écroule dans mon lit!




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