samedi 11 avril 2015

Costa Rica, 4 mars, de Quepos à Canas (Guanacaste) via le Parc National Manuel Antonio.



Réveillée vers 5h30, avant le réveil mis à 6h15, comme il fait clair, je décide d’aller me balader dans le beau jardin de l’hostel et à la piscine. Pendant toute ma promenade, je suis accompagnée par deux des chats de la maison, ils me suivent partout, jouant autour de moi, je me fais bien sûr un plaisir de les photographier sous toutes les coutures :-)
































































































Comme on s’approche de 6h30, heure à laquelle j’avais cru comprendre que les pdj commençaient à être servis, je me dirige vers la salle en question, comme souvent sous ces latitudes : juste un toit et ouvert à tous vents.
Hélas en y arrivant, je vois un panneau annonçant les horaires : dommage, ça ne commence qu’à 7h !
Bah, pas grave, surtout que je m’étais réveillée naturellement ! Je passe donc le temps, après encore quelques photos des chats et de l’endroit, en envoyant quelques mails et photos grâce au wifi :-)







Voilà enfin le personnel pour le pdj, j’ai faim !
Il est constitué du classique gallo pinto ( servi moulé en pavé ), d’œufs brouillés et de deux tranches de fruits ( ananas et papaye ), et je dévore tout jusqu’au dernier grain de riz, accompagné d’une tasse de café lavasse ( ou à l’américaine ;-) )!






Il est temps que je parte pour le fameux Parc National Manuel Antonio, tant vanté dans les guides, et qui m’a attiré surtout par le fait qu’il était plein d’animaux ( dont des coatis :-)), relativement petit et qu’il n’y avait pas des tonnes de km à faire pour atteindre les beaux sites, contrairement à plusieurs autres ;-) C’est sans doute aussi pour cette raison qu’il est un des préférés des Ticos !
Je suis tiraillée entre l’envie d’y arriver vite ( il est conseillé d’y arriver tôt, avant les bus de touristes ) et la beauté de la route qui y va ( pourtant pas loin de mon hostel, à peine qq km ! ) qui m’incite à faire des arrêts-photos ( vous me connaissez ! )






J’y arrive finalement à 8h, mais pas au courant du système, je me dirige d’abord à droite vers la grille d’entrée où il y a des « rangers » à un guichet.
Bon ben raté, il faut d’abord passer par la case « caisse » (  les rangers sont là pour récupérer les tickets déjà achetés ), complètement de l’autre côté, à gauche. Et il fait déjà chaud. Et déjà une petite queue quand j’y arrive. Comme prévu, 16$ l’entrée. Je prends soin de demander un plan du Parc, sur les conseils de Marie au briefing TCR. Hélas, c’est raté, ils n’en distribuent pas ( plus ? ) :-(
Je me rabats sur un plan scotché sur un comptoir que je prends en photo, ça sera mieux que rien… car aucun plan de ce Parc dans mes deux guides !



A côté de la caisse, il y a tout un tas de guides officiels du Parc qui proposent leurs services.
Je crois que c’est 20$ par personne, mais peu importe le prix, je n’ai pas la moindre envie d’être obligée de suivre un groupe de 5 ou 10 personnes, je ne suis pas venue au CR en solo pour me retrouver dans les conditions d’un voyage organisé !
Sans doute un peu dommage car ces guides sont équipés de super-jumelles sur pied pour montrer les animaux en gros plan aux touristes, et si j’ai bien compris, il y a un système qui fait qu’on peut prendre des photos au travers de ces jumelles, ça m’aurait bien plu ! Mais pas au prix de la contrainte d’être avec un groupe, c’est bon, j’ai donné en Chine ;-)
Si j’avais été riche, je me serais payé les services d’un guide pour moi toute seule ;-)
Je commence par prendre la grande allée principale, où il y a déjà pas mal de monde :-(















Heureusement, rapidement, je vois une plus petite allée qui bifurque vers la droite, « le sentier des paresseux » ( sloth path, de mémoire ), chouette, j’adorerais en voir !
Je vois un petit attroupement, super, ils sont sûrement là :-)
Ah, non, c’est une troupe de singes capucins, mignons aussi !
Et quel plaisir de voir des animaux libres, pas enfermés dans un zoo !
Je suis juste un peu frustrée par le côté un peu sombre de la jungle qui fait que mon modeste APN a un peu de mal à faire la netteté sur les singes, mais bon, l’essentiel est d’avoir pu les admirer « en vrai » :-)







Un peu plus loin, une personne venant en sens inverse sur la passerelle me dit doucement qu’il vient de croiser un biche, un peu plus loin.
J’arrive à en faire deux photos



















avant qu’un connard de touriste ( désolée, mais c’est le mot le plus approprié ) s’exclame bien fort en appelant sa nana pour voir la biche ! Un autre touriste et moi nous regardons, consternés ! Comment peut-il y avoir des gens aussi stupides ? La biche s’est bien sûr immédiatement enfuie !
Arrivée à un carrefour, autre rassemblement de singes capucins, toujours trop à l’ombre pour mon APN.














































































Prenant à droite vers la plage Manuel Antonio, je profite d’une zone de toilettes/douches pour mettre mon maillot de bain, à moi la plage de sable blond des tropiques ! En plus, contrairement à mes craintes, il y a peu de monde :-)




















Toujours sur les conseils de Marie de TCR, je suspends mon sac à une branche pour éviter les pillages : il parait que les coatis sont nettement plus voleurs que les singes, donc comme ils ne grimpent pas aux arbres… J’ai découvert cette adorable bestiole il y a quelques années au Guatemala et j’ai vraiment hâte d’en revoir, ils sont vraiment trop mignons avec leurs rayures !
Donc je me baigne en guettant la plage du coin de l’œil… hélas, ça ne devait pas être leur heure de sortie, je n’en verrai pas un seul :,-(
Je sors de l’eau et continue ma promenade sur la plage, puis je traverse l’isthme pour aller sur l’autre plage, « Espadilla Sud », elle quasiment déserte.






















Entre les deux je passe par un magnifique mirador tout en bois, malgré mes douleurs au pied, je décide de l’escalader, la vue d’en haut, donnant sans doute sur les deux plages et sur Punta Catedral, doit être superbe !



Arghhl de chez arghhl !!! Déception profonde, effort totalement inutile, le haut du mirador se trouve dans les arbres, pas au-dessus, on ne voit RIEN ! Euh, si, des arbres !
Je ne me prive pas de dire aux quelques personnes que je rencontre en bas du mirador, et même au-delà, qu’il n’est pas du tout utile d’y monter !
Après cette déconvenue, et comme il fait de plus en plus chaud, et également déçue de n’avoir vu ni paresseux ni coatis dans ce Parc réputé pour ses animaux variés, je décide de repartir doucement vers la sortie, empruntant le même sentier des paresseux, au cas où, mais non, je n’en verrai pas, juste une vague tache sombre très haut dans les arbres, montrée par un guide.
C’est le « problème » avec les paresseux, ils aiment rester en hauteur, d’où la difficulté pour les distinguer dans cette masse de végétation…
Mais je me régale quand même de cette jungle bien verte et moite qui me rappelle ma jeunesse, quand j’habitais en Guyane. Une belle fleur par-ci, un gros lézard qui se camoufle sur un tronc par-là, et je retombe sur le chemin principal. Encore un bel iguane sur un banc et une biche nettement moins farouche que la précédente,































et me voici à la sortie du parc, où je suis très étonnée de voir la grille fermée, et un tourniquet qui me permet de sortir.
Je me retourne pour lire l’affiche mise sur la grille fermée : à mon grand étonnement, je découvre que le Parc est fermé parce qu’il a atteint sa capacité maximale, alors qu’il n’est que 10h50 !!!

















J’ai vraiment bien fait d’arriver tôt, et je plains ce long groupe de touristes qui attend que suffisamment de monde soit sorti du Parc pour pouvoir y rentrer !!! J’avais entendu parler de ces restrictions ( bien évidemment une très bonne chose en soi ), mais je n’imaginais pas que le Parc pouvait être plein, en semaine, avant 11h du matin (et peut-être depuis nettement plus tôt, je ne le saurai jamais) !
Comme, en faisant demi-tour au rond-point cul-de-sac de la route menant au Parc, j’avais repéré qu’il y avait une belle plage ( Espadilla Nord, celle-là ne faisant pas partie du parc, donc ouverte à tous ), je vais y faire un tour, elle est bien jolie également !














































Bon, c’est pas tout ça, mais j’ai pas mal de route au programme aujourd’hui, enfin… en théorie, puisque je ne sais pas où je vais dormir ce soir ;-)
L’idée est de m’avancer environ à mi-distance de mon étape du lendemain, le Tenorio, trop loin à mon goût pour l’atteindre le jour-même, d’autant plus que j’ai passé une bonne partie de la matinée dans le Parc Manuel Antonio et que je ne suis même pas revenue à la hauteur de mon logement à Quepos ! Arrivée dans cette ville, je profite que mon mobile capte bien pour tenter de téléphoner à Jean-Pierre, un monsieur conseillé par Marie qui fait des randonnées à cheval près de Monteverde, qui pourrait être une étape pour ce soir.
Je tombe sur la femme de Jean-Pierre et lui demande donc si je peux faire du cheval le lendemain matin ( j’arriverais trop tard aujourd’hui, n’oublions pas que le soleil se couche tôt par ici, avant 18h ), mais elle me dit qu’elle ne peut pas se prononcer pour lui, mais que dans l’absolu, téléphoner un midi pour une balade le lendemain matin, c’est trop court comme délai.
Je n’insiste pas et ne suis pas vraiment déçue car Marie m’avait dit que la route « directe » ( en fait  quand même une piste ! ) pour aller à Monteverde ( donc par Cerros ) était coupée à cause de je ne sais plus quoi, peut-être un éboulement, et que le contournement mettait donc cette ville encore plus loin que prévu.
Je n’avais pas vraiment envie de faire un si long détour par rapport à ma destination du lendemain, je ne l’aurais fait que si j’avais été sûre de ma balade à cheval avec Jean-Pierre.
Je dois rechanger mes plans, et je reviens donc à mon RB initial, conçu en France, consistant tout simplement à prendre la route principale, la « panaméricaine », route reliant l’Amérique du Sud et l’Amérique du Nord, nom qui fait un peu rêver, je trouve, même si je sais bien sûr qu’il s’agit d’une route très fréquentée, notamment par les camions.




















Et en plus, on peut dire que je suis en plein milieu de cette route d’au moins 24.000 km de long !!!


Donc je roule, je roule, avec grand plaisir dans ces paysages dépaysants pour moi, bien à l’aise dans mon Criquet climatisé :-), admirant les gros trucks « à l’américaine », dont certains font vraiment beaucoup de bruit ( un peu comme une sirène de bateau dans le brouillard !? )

Je fais une pause dans un restaurant selon une méthode éprouvée : le nombre conséquent de voitures garées sur le parking ;-), et je ne suis pas déçue par le Steak House & Sea Food La Ostra, à Punta Leona, où je prends une mariscada ( mélange de poissons et fruits de mer ), pas forcément tentante à l’œil, mais qui s’est avérée délicieuse :-)






Pour info pratique : environ 21€ le plat, pas donné mais très copieux, et ici aussi, le poisson et les fruits de mer, ça coûte cher :-/
Verre de vin, 3.500 c., expresso 1.000 c.  ( 6€/1,70€ )
Pour mémoire, si je donne désormais des prix en colons : 1000 colons = 1,70€ au taux où je les ai changés en mars 2015, sujet à larges variations, attention !
Je reprends ma route pleine de camions mais agréable ( en fait, ils roulent vite ! ), et je tombe sur un ranch. Je vois un troupeau de bétail dans un enclos et des cow-boys en train de s’en occuper. Je me gare pour voir ça de plus près.
En fait, pas très romantique, un gars leur enfonce son bras par derrière pour je ne sais quelle opération ou contrôle, et les vaches n’ont pas l’air de vraiment apprécier… Les cows-boys, par contre, se marrent en me voyant prendre des photos ( je n’ai pas trop osé cadrer le gars en train d’officier ! ) et à la fin, sont tous fiers de poser tous ensemble :-)














Comme il est 16h passées et que je ne sais toujours pas où je loge, j’ai soudain l’idée, n’ayant pas d’adresses TCR dans le coin, de regarder à tout hasard dans mes guides, et je vois dans le Petit Futé un hôtel qui a l’air bien sympa, à 5 km au nord de Canas, donc pas trop loin de là où je suis. Hélas, le prix est de 65 à 75$ la nuit selon la saison (on est en haute saison !), et je ne dois pas espérer une réduction parce que je suis seule : j'ai remarqué que dans la plupart des cas, au Costa Rica, il n'y a quasiment jamais de prix single. Une personne seule paie généralement le prix de 2 :-( 
Comme la description me tente quand même bien, je « contourne le problème dans ma tête » en me disant que j’ai eu une chambre pas chère la nuit dernière ( 30$ ) et à partir du surlendemain, je serai deux nuits dans une tente à 28$ la nuit, donc je pourrais m’offrir ce petit extra, tout en espérant quand même une petite ristourne pour réservation de dernière minute.
Je téléphone et le gars de la réception m’annonce directement que c’est 50$ !!!
Rien à dire, vu qu’il y a l’air d’avoir tout le confort, le prix me va bien et je réserve, soulagée d’avoir trouvé un point de chute pour ce soir :-)




















Je contourne Canas par une route pleine de travaux, 



et j’arrive à la fameuse Hacienda Pacifica à 17h30, après avoir demandé confirmation de ma route dans un soda.






Comme beaucoup d’hôtels au Costa Rica ( mais généralement nettement plus chers que celui-là ! ), il est impliqué dans le respect environnemental.


En fait, il s’agit aussi d’une ferme ( culture de riz, élevage de poissons tilapias… ) :



Ma-gni-fique ! L’hôtel est situé dans une réserve naturelle de 9 hectares et est constitué de plein de petits bâtiments ( seulement 25 chambres au total ) disséminés autour du bâtiment de l’accueil et du restaurant.
Endroit de rêve ! Le réceptionniste me donne la clé en me signalant au passage qu’ils ont une piscine, yesss !! :-) Exactement ce qu’il me faut après avoir arpenté le Parc Manuel Antonio ce matin et ma longue route ce PM  ( quand même 215 km depuis ma sortie du Parc National à 11h ce matin, pas rien même si la route était bonne ! )
Je reprends Criquet pour parcourir quelques centaines de mètres jusqu’à mon chez moi, la chambre N°6. J’ai une place de parking dédiée, top ! Mais petite déception en arrivant à ma porte : je vois qu’il y a des fenêtres à l’étage au-dessus, j’espère que je n’aurai pas quelqu’un de bruyant au-dessus de ma tête cette nuit !
J’ouvre la porte et là, grand sourire béat : chambre immense et haute comme une église : les petites fenêtres aperçues de dehors font en fait partie de ma chambre, tellement elle est haute de plafond !! Mobilier et plafond en bois, murs en crépi blanc et briques, climatisation ( ahhhhh… ), belle salle de douche de style…euh…ben hacienda, quoi !, terrasse, cafetière, télé ( bon, accessoire pour moi ! ), wifi de qualité ( très important pour tenir ma tribu au courant ;-) ), je crois bien que j’ai décroché le pompon ce soir, et tout ça pour 50$ :-)














































L'arrière de ma chambre :




















Ma terrasse :



Je saute dans mon maillot de bain et vais me détendre en faisant quelques longueurs dans la piscine, où il n’y a qu’un seul client (la nuit est tombée). 






Photos de très mauvaise qualité mais qui me rappelleront le plaisir de cette nage de nuit, sous la lune ( euh, sur la photo verticale, la lune, hein, pas sur la dernière ;-) ) :-))

Quand j’en sortirai, je verrai une biche brouter pas loin, je crois halluciner, mais non :-)
En plus, pour couronner le tout, il y a un restaurant, donc je n’aurai pas à aller bien loin pour manger :-)
Tiens, je n’ai pas fait de photos ? Étonnant ! Mes batteries étaient peut-être à plat ?

Ah, oui, sûrement et j'ai donc retrouvé mes plats pris en photo avec l'Xperia!
Une salade de cœurs de palmiers frais ( ici, toujours servis avec une salade composée, pas seuls ) et un "mixed grill" tico servi avec purée de haricots noirs, riz, et une sauce piquante.



Bref ;-)), cette journée mérite clairement l’expression « PURA VIDA ! » chère aux Ticos :-)

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