lundi 20 février 2012

Mercredi 8 février : Gibraltar

Mercredi 8 février : Gibraltar



Ce matin, partie vers 9h20.

Pour ne pas me lasser de mes villages blancs, j'ai décidé d'alterner et d'aller aujourd'hui à Gibraltar, située à environ 70km de mon hôtel.

Ah, déjà une remarque sur le réseau routier : mon hôtel est placé le long d'une 4 voies dont j'ai parcouru une trentaine de km de chaque côté minimum. J'y ai noté un système hyper dangereux : les ¾ ( minimum ) des entrées sur cette 4-voies ( avec terre-plein central ) se font à partir de... « Stop » ! Du délire au niveau dangerosité ! Très peu de voies d'accélération, quelques « cédez le passage » ! Et vu que sur la plupart de la large portion que j'ai faite, c'est limité à 80 km/h ( mon GPS se trompe, m'annonçant bcp plus fréquemment 100km/h, donc je ne tiens pas compte de ses infos ! ), autant vous dire que démarrer d'un stop pour s'insérer dans une circulation dense qui roule à 80km/h, c'est juste du suicide ( j'ai dû le faire deux ou trois fois, je n'en menais pas large :-/ : pédale d'accélaration à fond sur la pauvre petite Panda pas très puissante, et à froid en sortant de l'hôtel, j'avais mal pour elle ! )! Je ne comprends pas que ce système existe encore !

Bref, route puis autoroute sans problème jusqu'à l'entrée de Gibraltar, où après une super circonvolution fléchée « Gibraltar » que mon GPS ne connaissait pas ( en fait, un système de détour pour que les véhicules qui entrent à Gibraltar ne bloquent pas toute la circulation sur les 3 ou 4 ronds-points avant la douane ) j'ai fait une queue de 15mn à la frontière, ça va, je m'étais préparée à pire ( et encore pire pour la sortie )



Je redémarre après que la douanière n'ait même pas voulu jeter un oeil à ma CNI ( heureusement, car certains la trouvent supectement abîmée ! ) et hop, 150m plus loin, nouvelle queue, damned, que se passe-t'il ?

Bon, sang, mais c'est bien sûr ! C'est un avion qui atterrit, et, ce faisant, comme la piste traverse la route ( ou vice-versa, plutôt ;-) ), il nous empêche de passer, logique !!!

Enfin, au bout de quelques minutes ( un peu comme un passage à niveau pour un train, MDR ! ), les barrières se lèvent et on peut enfin entrer dans la ville en « foulant des roues » la piste d'atterrissage, original!

J'avais réglé mon GPS, sur les conseils du GDR, sur « Wellington front », où il devait y avoir un parking gratuit, un peu excentré. Hélas, j'arrivais sur place et je ne voyais aucun parking à l'horizon, mais par contre un flic en scooter derrière moi qui avait l'air de s'impatienter de mon allure d'escargot ;-) Pas démontée, j'ai ralenti encore et me suis un peu poussée sur la droite en lui faisant un geste par la fenêtre pour qu'il s'arrête à ma hauteur ;-) Non mais, depuis quand les braves cops anglais ne seraient-ils plus au service des gens?!! Ca serait nouveau ! Et en effet, je m'étais trompée, il n'était pas particulièrement pressé ( ou alors il l'a caché de façon très flegmatique ) et il s'est gentiment arrêté à ma hauteur pour me demander ce qu'il pouvait faire pour moi :o) Je voulais un parking gratuit près de Wellington Front ! Hélas, j'étais bien au bon endroit, mais point de parking dans le coin, payant ou pas payant, mauvais tuyau du GDR! Mais, serviable comme je les ai toujours connus, ni une ni deux, après 3 secondes de réflexion, il m'a dit qu'il en connaissait un et que je n'avais qu'à le suivre :o)))

Eh oui, chers lecteurs, respect : je me suis fait ouvrir la route par un policier en deux-roues à moteur au coeur de Gibraltar ;-D

La preuve en image:




Et au bout de pas lgtps, il m'arrêtait devant le parking du téléphérique, m'expliquant même la direction pour retourner à pied au centre-ville :o) Je le savais, qu'ils étaient sympas, les flics de sa Gracieuse Majesté :o))



Bon, le parking était archi-bondé, je n'ai dû mon salut qu'à ma brave Mme Bonnétoile qui m'a déniché LA dernière place ( bon, un peu courte à cause d'un couillon mal garé, mais avec la petite Panda, ça allait : la Stilo aurait trop dépassé ! )

Je m'apprêtais à une longue marche vers Main street, le coeur de la ville, quand, non contente de son super coup du parking, « Mme B. » a immédiatement remis le couvert sous la forme d'un bus qui s'est arrêté devant moi! En plus, je n'ai pas compris pourquoi ( puisqu'il avait un monnayeur, ça n'était pas un bus gratuit ), le chauffeur m'a dit que ça n'était pas la peine que je paie ! Cool, bienvenue à Gibraltar, tout se passe à merveille !

J'ai à peine le tps de m'asseoir ( le tps d'un arrêt de bus ) que plein de gens descendent et que le chauffeur me dit que c'est là, le centre-ville ! En fait, j'étais tout près, c'est pour ça qu'il n'a pas jugé utile de me faire payer ! C'est une bonne nouvelle pour le retour au parking, je pourrai le faire à pieds sans problème :o)

Je commence donc à me balader dans Main Street en me régalant de cette ambiance Gibi  :-) Tout est Gibi : les immat' des voitures, les gens qui parlent anglais dans la rue et dans les boutiques, la monnaie ( des billets spécifiques à Gibraltar ( et même des pièces, depuis 1988, zut, j'ai oublié de photographier tout ça :-/ ), mais ils acceptent les bonnes vieilles £ivres Sterling, of course ), les bobbies au casque si caractéristique, les boutiques de sucre candy, de steak and kidney pies « home made », les pubs, of course... En sortant depuis peu des villages blancs andalous, ça fait vraiment un choc, j'adore le contraste !









 



Il n'y a que la météo qui ne change pas, tjs au beau fixe, peut-être quand même un peu plus frais qu'hier, car il y a beaucoup de vent...

Ah, si quand même, il y a un truc qui cloche : on roule à droite, comme en Espagne ;-))

Première visite: la King's Chapel du "Convent", qui est la résidence du gouverneur de Gibraltar depuis 1711. Le "king" de la chapelle, c'est pas Elvis ;-) c'est Georges VI, celui qui, si je ne me trompe, a été remis à l'honneur ces temps-ci dans "Le discours d'un roi"







Ca doit être un roi assez « récent » ( juste avant Elisabeth ? ) car le vieux monsieur qui veillait sur la chapelle ( qui a essayé de me raconter ( in english, of course ) l'histoire de la chapelle avant d'abandonner gentiment en me donnant un dépliant en français ;-D ), voyant que je prenais en photo un vitrail représentant ce roi, m'a raconté, la larme à l'oeil, qu'il l'avait rencontré quand il était jeune, et que c'était quelqu'un de bien ! Je veux bien le croire ;-)

Ensuite promenade le nez en l'air dans Main Street, me régalant des boutiques so british mais aussi admirant, juste au-dessus, les immeubles avec de beaux balcons en fer forgé.



















En voyant les présentoirs de cartes postales, j'ai été bien contente d'avoir emporté quelques £ivres sterling avec moi, car les commerçants n'y allaient pas avec le dos de la cuillère concernant le taux de change en euros. Le pire que j'ai vu : les 4 cartes postales pour 1£... ou 1,50€, alors que j'ai eu les miennes à 1,25€ la £ ! Belle marge !

Visite de la cathédrale de la Sainte Trinité ( vite fait, pas mon genre ! ) 

Bifurcation ensuite vers



qui en fait n'est pas un village dans la ville mais juste une longue rue, parallèle à Main street.

En retournant dans Main Street par un passage couvert, je suis tombée sur un nid de magasins d'accessoires moto ( ou plutôt d'accessoires pour motards : casques, bottes, gants, blousons... ) et vu les soldes, je n'ai pas résisté à l'achat d'une paire de gants mi-saison ( coqués « carbone » ): 49€, soldée 39€, me voyant hésiter, le gars me l'a faite à 30€ ! En plus, là,exceptionnellement, les prix étaient en euros direct ( sur les étiquettes! ), je n'avais pas à débourser le peu de £ivres que j'avais !

Comme il commençait à faire un peu faim, je suis allée m'installer au « Angry Friar» ( "le moine en colère" !? ) et non pas « hungry », comme je l'étais ;-) 

 

J'ai pris un steak avec petits pois et petite salade de crudités, et une bonne pinte de Magners ( cidre irlandais ) pour faire passer. Le steak était énorme mais moyennement bon. Il faut dire que je n'ai payé le plat que 9,25£, c'est pas un prix de black angus ;-) 

 

Rassasiée à défaut de m'être régalée, je pouvais repartir vaillamment vers le parking récupérer ma voiture car, j'avais oublié de vous l'écrire je crois, j'avais constaté que le téléphérique ( à côté duquel j'étais garée, remember ! ) était fermé pour maintenance jusqu'au 15 février :-/ 

Bon, en même temps, ça arrangeait mon côté « âne de Buridan » ( qui n'apparait pas souvent chez moi, mais là, oui! ) car comme les explications du GDR concernant l'accès au rocher par le téléphérique ou par la route étaient toutes les deux assez confuses, j'hésitais sur le moyen de monter là-haut. Au moins, avec le téléphérique fermé, je n'avais plus à « burider », ça serait voiture ;-))

Le GDR parlait d'un prix exorbitant, je confirme, d'autant plus qu'il a encore augmenté depuis la parution du guide : si le prix pour le passage de la voiture est resté à 2£, le prix par personne est passé de 8 à 10£ !!! Mais comme je ne voulais pas être venue à Gibraltar sans être montée sur le rocher ( ils comptent là-dessus, of course ), et comme j'étais prévenue que c'était cher mais que je l'avais « accepté », j'ai « signé » sans trop frémir ( à part pour les 2£ de plus ;-) )

Ce qui était confus dans le GDR ( en tous cas de ce que j'en ai compris en le lisant avant de partir ), c'était qu'ils disaient que ce prix exorbitant ne concernait que l'accès au rocher, soi-disant zone protégée ( l'excuse pour faire payer cher ! ) et que les visites étaient en plus. Ca ne me gênait pas outre mesure parce que d'après ce que j'avais lu, ça n'était pas des trucs qui me passionnaient ( musées divers, et grottes, mais je pensais à une grotte creusée par la main de l'homme dans le rocher ), je ne comptais donc pas les visiter!

Je venais surtout pour la vue ( partielle, car depuis la route, on ne voyait que d'un côté. Pour pouvoir voir de l'autre côté, il y avait, depuis le parking le plus proche, 1/2h de marche à pied, donc 1h A/R, il n'en était pas question pour moi ! ) et pour voir les fameux singes en liberté.

J'explique en détail pas seulement de par mon souci habituel de la précision ( qui a dit « son obsession » ? ;-) ) mais aussi en « special attention » pour Desmond, qui va venir ici ( à vélo depuis Faro, au Portugal, courageux ! ) cet été ( juin je crois? )

Or donc, soit j'avais mal compris, soit le GDR s'était très mal exprimé ( ou alors le système a changé avec l'augmentation? ), car quand, juste pour info, en arrivant à la hauteur des « grottes », j'ai demandé au vigile combien ça coûtait, il m'a dit « mais c'est compris dans le prix du billet ! »

Bonne surprise ! Avec l'accord des vigiles très cools, je me suis garée juste devant à l'arrache sur une zone interdite ( « mettez juste vos feux de détresse, vous verrez, la visite des grottes, ça prend 10mn maxi, c'est pas grave! » ) !!!

En fait, je ne m'attendais pas du tout à de vraies grottes naturelles, comme je les aime, avec stalactites et mites ;-) , draperies et tout le toutim :o))





















J'y ai donc passé plutôt 20 mn ( elles sont belles mais pas très étendues ), plus un tour, à la sortie, par les toilettes, où j'y ai rencontré ( enfin, dehors, juste devant, car il y avait un snack à côté, donc source éventuelle de nourriture pour eux de la part des touristes, malgré l'interdiction formelle de les nourrir :-// ) les fameux singes de Gibraltar. Donc bien sûr, des photos...






























 Ensuite continuation de la route du « parc », watt mille photos des vues sur la ville, sur l'Espagne, et sur l'originale piste d'atterrissage de l'aéroport, non seulement traversée par la route d'accès à Gibraltar, mais aussi prolongée « dans la mer » pour avoir une longueur suffisante !









La route d'entrée à Gibraltar qui traverse la piste!

Le terminal de l'aéroport


Visite des tunnels du Grand Siège ( le 14ème siège de Gibraltar, qui a commencé en 1779 et a duré... 3 ans, 7 mois et 12 jours !! ) qui, eux, étaient bel et bien creusés par la main de l'homme ! J'avoue que je n'ai pas lu les watt mille panneaux explicatifs en anglais, mais j'en ai prix qq uns en photo pour ceux que ça ne rebuterait pas ;-D







































Après encore quelques photos de points de vue, exposition suivante ( en plein air, dans des ruines ) : « Gibraltar, une ville assiégée » avec toutes les horreurs que peuvent apporter un siège, dont la famine et plein de maladies, qui tuaient bien plus que les boulets de canon :-// Bon, là, il y avait des traductions en français, donc j'ai tout lu ;-) 

 

Par contre, un peu retardée par toutes ces visites que je n'avais pas prévues au programme, j'ai zappé l'avant-dernière sur Gibraltar durant la 2nde guerre mondiale, pour monter dans la « moorish tower » ( tour mauresque )




où je me suis esquinté les genoux dans une longue ascension pour 3 panneaux explicatifs minables :-/ J'ai qd mm insisté, pleine d'espoir pour la vue depuis le haut de la tour, mais en fait, on en voyait bien moins que d'autres points de vue ! Ah, à propos, j'emploie le « on » mais c'est juste une façon de parler : j'y étais absolument seule, et il n'y avait pas énormément de monde non plus dans les autres musées. Par contre, en été, je me demande comment ils gèrent la circulation ( qq routes à double sens TRES étroites ) et surtout les parkings à côté de chaque attraction, car ils sont hyper sous-dimensionnés : une douzaine de places par-ci, une dizaine par-là !!! Ils doivent compter sur la foule de gens qui prennent le téléphérique, je suppose... mébon, tout ça ne concerne pas le courageux Desmond, qui prévoit d'y monter à pied ! ( quand je pense que tu devras quand même dépenser 10£ pour utiliser tes jambes, ça me fait mal au coeur pour toi !! )

Après la tour mauresque, c'était la fin du « parc » mais juste avant, j'ai à nouveau croisé un singe, et bien qu'il soit un peu défiguré par un nez à moitié arraché ( mais c'était ancien, il n'avait pas du tout l'air d'en souffrir! ), comme c'était le dernier, je l'ai mitraillé pire qu'une vedette de cinéma ;-) 






 













De jeunes couillonnes du coin se sont amusées à lui donner des espèces de chips, sûrement pas très bonnes pour lui, mébon, depuis des générations de couillons et de couillonnes qui leur donnent n'importe quoi à manger, à force, ils doivent être immunisés ( plus haut, j'en ai vu un se délecter... d'une cône de glace :-/ )

Comme il se faisait tard, j'ai décidé qu'il fallait que je reprenne la route. Comme il me restait un peu de £ivres et que l'essence est détaxée, j'ai décidé de mettre 10£ de sans plomb ( 1,04£ le litre ) dans la Panda, j'ai acheté le « Gibraltar Chronicle » pour la collection de journaux de Marie-Paule et un paquet de chewing-gums « Juicy Fruit » que j'achète à chaque fois que je vais au Royaume-Uni ;-)

Assez longue queue ( mais bien organisée, sur 4 files qui deviennent 2 au bout de quelques « chicanes », mais bien gérées par un flic qui fait passer « chacun son tour », compteur en main ( comme pour compter les passagers dans les avions ) ! )

Finalement, 20mn d'attente pour ressortir de ce micro-pays, contre 15mn à l'aller, très raisonnable ! Mais je demande ce que ça donne l'été, avec la masse de touristes, et quand les douaniers espagnols ont des consignes officieuses de leur gouvernement pour faire du zèle, quand l'entente entre les deux pays n'est pas au mieux... :-/

Et voilà, retour at home en une heure environ, passage rapide à la « cantine » et rédaction de ma journée à Gibraltar, mais me voilà avec une journée de CR de retard ( Ronda, Setenil et Cie ) ! En fait, comme je rends la voiture samedi midi, ça me laisse deux demies-journées de « farniente » que je pourrais occuper, par exemple, à finir mes CR en retard...
Ah, j'oubliais : j'ai fait 139 km lors de ma journée à Gibraltar.
 En fait, j'avais oublié de noter le chiffre, donc je suis retournée à la voiture de nuit pour faire une photo du compteur et là, j'ai essayé d'effractionner ;-) TROIS Panda grises métallisées sur le parking ( pas loin de la mienne ! ) avant de trouver la bonne ( je ne me suis rappelée qu'au bout de trois que, comme point de repère, il y avait un journal de Malaga ( tjs pour Marie-Paule ! ) sur le tableau de bord côté passager !

Bon, 22h40, je vais aller me coucher !

Ah, au fait, j'ai épuisé mon stock de RB préparés en France, demain, je ne sais pas où je vais aller ! Improvisation !

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