lundi 13 août 2012

Vacances en Grèce, dimanche 18 septembre, 1ère partie


Bon alors là, c'est un peu fouillis, j'essaie de remettre de l'ordre : 

J'ai demandé à un ami de transférer un sms par mail à la liste des personnes à qui j'envoie mes habituels CR, car je n'avais pas de WiFi : 

À sa demande, je vous transfère les news reçues d'Isabelle par SMS depuis son ferry, à 11h21, avant l'appareillage.
Malheureusement, il semble que le Wifi qu'elle évoque ici ne fonctionne finalement pas.


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Merci de transférer par mail à la liste CR: malgré une crevaison découverte ce matin, G réussi à arriver au port à tps. Queue pour prendre la clé de la cabine donc j'attends un peu que ça se calme avant d'y aller et tant pis si je rate l'opportunité d'un lit en bas. Ma moto n'était pas du tout attachée qd je l'ai laissée :-( Un grec qui ne parle pas anglais ni italien m'a dit qu'il s'en occupait mais G des gros doutes :-( Ah, plein de bonnes nouvelles arrivent: cabine de deux seulement, douche dans la cabine et WIFI sur le bateau par satellite. Mais le gars m'a prévenue que ça pouvait marcher mal, lentement. Donc PEUT-ÊTRE un CR en live. 


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Et finalement, le Wifi à bord marche ! :-)
 

...mais pas par ce foutu webmail numericable, car en essayant d'autres sites, ça marchait! Il a qd mm fallu 3/4h à mon cerveau fatigué pour me dire "comment communiquer avec ta tribu si ton webmail ne marche pas?" et avoir soudain -enfin!- un éclair : n'ai-je pas une messagerie hotmail, pour je ne sais plus quelle raison?
J'espère que ça va marcher!
Merci, en attendant que numericable remarche, et pour m'éviter de chercher et de rédiger tous les e-mails des destinataires, d'envoyer ce CR à qui de droit :

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Bon, la connexion par satellite sur le bateau a l'air de merdouiller, donc je vais rédiger le CR de la matinée du dimanche 18 sur Word et je ferai ensuite un copié-collé...

Réveil à 7h30. Organisée, dès 7h55 j'étais prête à descendre au PDJ. Comme déjà je leur avais demandé d'avancer l'heure normale du PDJ, pour ne pas exagérer, j'ai décidé de profiter de ces 5mn pour descendre une partie de mes bagages à la moto, et de plier plus soigneusement tous mes vêtements de pluie jetés un peu en vrac dans le top-case la veille.
En arrivant en vue de la moto, j'ai des doutes sur l'état de mon pneu arrière...j'essaie de me rassurer : j'ai cette impression parce qu'il est enfoncé dans l'épaisseur des gravillons... Je m'approche et touche : mon doigt enfonce le pneu sans difficulté :-(((( J'ai crevé de l'arrière :-(((
Juste pile-poil le jour où il ne fallait pas, car j'ai un ferry à prendre ! Le seul moment qui serait pire serait la même chose mais au moment de prendre le ferry du retour !!!
En plus, il fait déjà très lourd, je sue à grosses gouttes, mais mon cerveau, en ébullition, pense à toute vitesse : essayer de réparer ! Je fonce à la chambre chercher mon lecteur de cartes dans lequel se trouve mon kit anti-crevaison. Je redescends, en passant dans la salle du PDJ, j'entends des gens parler français, j'explique en deux mots mon problème et demande aux hommes s'ils peuvent m'aider à mettre la moto sur la béquille centrale, car quand c'est crevé, c'est hyper dur à faire seul, voire impossible à moins d'être Popeye.
Les gars ont l'air un peu ennuyés de bosser au lieu de manger ;-) mais bon gré, mal gré, ils me suivent.
Un fois la moto sur centrale, je les remercie de leur aide et m'attaque à la recherche de l'endroit de la crevaison. Premier problème, même sur centrale, j'ai un mal de chien à faire tourner la roue, qui touche le sol. En me salissant copieusement, j'arrive à soulever un peu l'arrière et je fais tourner la roue jusqu'à ce que je vois une vis de rien du tout qui me nargue avec sa petite tête brillante bien enfoncée dans une des rainures du pneu :-///
Mon kit anti-crevaison ne va pas suffire, il faut que j'ouvre la selle pour aller prendre dans ma trousse à outils une pince pour retirer cette foutue vis.
Tout ça me prend évidemment du tps, je continue à suer à grosses gouttes, et à m'essuyer le front avec mes mains sales, je dois avoir belle allure :-/
Trousse sortie, pince minable made in Japan sortie, je ne peux que constater qu'elle ne va m'être d'aucune utilité vu comme est enfoncée la vis, justement dans un creux, pas sur la partie lisse du pneu :-/
Je fonce à la salle du PDJ où la dame, que j'avais eu le tps de prévenir en coup de vent ( elle a même essayé d'appeler son frère, qui était à la messe ( ! ) mais ça ne répondait pas, puis le garagiste du coin, mais il lui a dit qu'il était sur une intervention :-( ) me demande ce qu'elle peut faire : je lui demande une pince, elle m'en ramène deux et reste avec moi pour essayer de m'aider ; on n'arrive pas à attraper la tête de la vis, trop enfoncée. Elle suggère des tournevis : ah ben oui, pourquoi pas, bonne idée, peut-être pourra-t-on la dévisser ! Elle revient avec 3 modèles de tournevis ( super efficace, la nana, elle n'a pas les deux pieds dans le mm sabot, j'admire ! Il faut absolument que je lui envoie une carte de Grèce pour la remercier de son aide ! ), j'essaie, mais non, ça ne marche pas, impossible de dévisser. Elle me suggère d'utiliser plutôt le bout du tournevis pour faire levier contre la tête de la vis, pour la sortir un peu et la choper avec la pince. L'idée est bonne mais je m'acharne en vain, mais au moment où elle repartait demander de l'aide aux français, VICTOIRE, j'arrive à choper cette fucking vis et à la sortir !!!


Hélas, je n'en suis qd mm qu'au début de ma réparation, et l'heure tourne :-/
Sous le regard intéressé de la gentille employée de l'Agriturismo, je commence à préparer mon espèce d'aiguille à gros chas où je glisse, l'expérience aidant, deux mèches collantes et non une seule, même si le trou de la vis doit être tout petit, mieux vaut assurer ! Je me rappelle soudain qu'avant cela, il faut que je perce « plus nettement » le trou d'origine, avec l'outil idoine, pour pouvoir bien enfoncer l' "aiguille" dans le pneu. Hélas, nouveau coup du sort, le trou est tellement petit ( mais qd mm assez gros pour mettre mon pneu à plat :-// ) que je n'arrive pas à le « sentir » avec l'outil perceur : je ne sais pas où « surpercer », je me rappelle juste que la vis était enfoncée en diagonale, pas toute droite dans le pneu :-(
J'y vais donc un peu au jugé, à partir du minuscule trou de départ... et ce qui devait arriver arrive : après avoir mis les mèches en place et avoir mis de l'air comprimé dans le pneu...j'entends le léger sifflement fatidique qui m'indique que le trou n'est pas bien bouché, je n'ai pas dû percer exactement dans l'axe du trou d'origine :-[ Je commence à désespérer vraiment !!! Mébon, on se reprend, Isabelle, « je ne lâche rien », comme j'entends souvent dire en ce moment, et comme, quand je tire un peu vers le bas les mèches qui dépassent , le sifflement s'amplifie, et pas dans l'autre sens, je décide -je n'ai rien à perdre!- de remettre une 3ème mèche du côté où ça a l'air de fuir encore un peu... Et là, ô miracle, plus de bruit intempestif ! Bon, évidemment, c'est quand même largement une réparation de fortune, j'ai bien conscience que c'est pas top, mais que faire d'autres ?! Je mets encore 3 autres bombonnettes d'air comprimé ( donc au total en théorie 2kg, sauf que j'ai l'impression d'en perdre un max à chaque fois que je visse la bombe :-( ) en me gelant délicieusement les doigts ;-) Je ré-écoute, je n'entends rien. Seule chose à faire pour ne pas : louper le ferry, devoir attendre deux jours le suivant, et perdre le prix de mon aller : rouler, jeunesse, et regonfler le pneu à fond à la prochaine pompe ! La dame me dit qu'il y en a une sur l'autoroute qui va à Venise, à 10-12 km de là... C'est loin, pour rouler sous-gonflé, mais là encore, pas le choix !
Il est 8h40, je pensais partir à 9h, mais dans des conditions normales de roulage. Donc là, comme il faut que je roule doucement jusqu'à la station de gonflage, je décide que je n'ai hélas pas le tps de prendre mon PDJ :-(((
En payant, la nana, désolée, me supplie de prendre qd mm un café pdt qu'elle me prépare ma note, car il ne faut pas partir le ventre vide ! Trop gentille ! Je me dis qu'elle a raison, je me jette sur un café au lait et prends même le tps d'engouffrer en 27 secondes plein de fines charcuteries italiennes ;-DDD
Je reviens pour payer et là, la dame me tend une barquette remplie de gâteaux et un sac plastique avec des fruits « pour quand vous aurez le tps, et bonne chance pour la suite ». En y pensant après coup ( sur le moment, l'adrénaline m'en empêche, car rien n'est encore joué, je ne suis pas encore à Venise , donc je ne pense qu'à remercier chaleureusement! ), émue par sa gentillesse, je me lâche et verse une petite larme dans mon casque, sur l'autoroute, en repensant à son geste : le contre-coup du stress, on va dire ;-)
Je monte à la chambre me laver comme je peux de tout le cambouis que j'ai un peu partout, m'essuyant avec mon torchon-moto pour ne pas pourrir les serviettes de l'hôtel, et je termine de descendre les autres bagages. Je pars, la peur au ventre sur ce chemin merdique avec mon pneu sous-gonflé ! En mm tps, je me dis soudain que si j'ai eu tant de mal à le prendre hier, c'est peut-être parce que j'avais crevé au début du croisement ! Je ne le saurai jamais, mais c'est fort probable. Quoiqu'il en soi, avec le 1,5kg ( au lieu de 2,2 en gonflage habituel ) d'air que j'ai dans le pneu, je ne sens guère de différence avec la veille : c'est tout aussi angoissant :-/
Ouf, j'arrive enfin sur la route principale, stressée par l'horaire du bateau à respecter, et qu'est ce qui me passe sous le nez à ce moment-là ?

Vous le saurez dans le prochain numéro ;-))


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