samedi 12 juillet 2014

CDE 10 juin, Looe, Polperro et les environs

Comme je me réveille largement avant le pdj, je décide d’aller faire un tour à pied dans West Looe. Je longe l’embouchure en direction de la mer, et je tombe sur Nelson…enfin plutôt sa statue. Ce phoque était un habitué des ports du coin depuis plus de 25 ans, et un généreux donateur a eu la belle idée d’ériger une statue à sa mémoire. 

















Bien sûr, immédiatement, ça m’a fait penser au dauphin Fungie, qui vit depuis des années  (est-il toujours vivant ? Il était déjà là pour ma première fois là-haut, en 1989 ! ) dans le port de Dingle, en Irlande !













Puis retour dans les petites rues de West Looe, 








où je regrette presque le proche breakfast au vu d’appétissants cornish pasties :


et pour plus de lecture pour les anglophones :


( voir à cornish pasty )

 encore tous chauds sortant du four, vus dans une vitrine : je dois résister !




Je passe devant le pub juste à côté du B&B et je vois une annonce d’une soirée folk dont nous a parlé notre logeuse; si on est rentrés ce soir à temps, pourquoi pas…

De retour au B&B dont l’entrée est joliment fleurie, je rejoins Francis pour aller prendre notre classique et copieux breakfast :-)

























Et puis c’est la séparation ( prévue ! ) pour une partie de la journée : je vais vers Polperro « en direct » par le Nord, Francis préfère prendre des petites routes et passer par Talland Bay avant d’y arriver.

Comme il fait bien clair, je fais d’abord un petit tour dans East Looe avant de partir. 




























Sur la « grande route », où j'ai vu cette drôle de statue,




voyant que Talland n’est finalement qu’à 2 miles de là, je décide d’y faire un petit A/R. 




















Bonne idée, car je tombe sur un hôtel avec un jardin original, peuplé de statues très variées, je dirais sur le thème des contes et légendes, et avec une superbe vue sur la mer !




















Je continue ma route et décide de bifurquer vers un fléchage de « beach café ».

Jolie crique, adorable café avec une terrasse qui comporte quelques fausses cabines de plage aménagées avec des tables, pour y boire un coup à l’abri du soleil…ou de la pluie !

www.tallandbaybeachcafe.co.uk/

Noisette obligatoire dans ce joli site !
























Comme je sais que Francis doit passer dans les parages, je lui envoie un sms pour lui faire part de mon « bon plan », où il ira quelques dizaines de minutes après moi !
Puis je retourne sur la « grand-route » via des routes étroites bordées de haies et de talus ( en croisant au passage Francis ;-D ), ce qui sera une constante, voire la caractéristique principale des routes de Cornouailles ! Vous aurez droit à des preuves en photo tout au long de notre périple ! 


En arrivant un peu avant Polperro ( et ayant entendu parler du parking payant de l’entrée du village ), je décide de bifurquer sur la gauche ( plus ou moins réservé aux résidents o :-) ) pour l’aborder par le haut. En effet, rue étroite et forte descente. J’arrive dans le centre, encore pas mal désert ( c’était un peu le but, d’y aller assez tôt pour éviter les bus de touristes ) et je gare ma moto à quelques mètres du port, ayant évité le parking payant situé à watt mille miles de là :-)

























Donc là, pas grand-chose à dire, les photos parleront d’elles-mêmes, c’est vraiment un joli petit port :-)













Passant devant une « fishmonger » ( ne criant pas « cockles, and mussels, alive, alive, oh » ;-D ) installée devant sa mini-boutique, je ne résiste pas à la tentation de me prendre un petit pot de chair de crabe, hummm….



Un tel délice qu’à peine fini, un goût de « pas assez » dans la bouche,  je retourne sur mes pas pour prendre la plus grosse version, servie dans une carapace de crabe ;-D



Après un aller-retour sur la jetée qui donne sur la toute petite ouverture du port,








je prends mon courage à deux pieds pour grimper le long de la colline à droite, qui domine le port.







La vue est vraiment sympa, ça valait l’effort :-)













Je redescends par une autre série de marches et je retombe sur ma moto. Ca va, pas de PV pour stationnement interdit ;-)









Comme un des guides parlait d’un maison « aux coquillages », je demande à un autochtone, qui m’en indique la direction. Oui, bon, c’est particulier. Pas trop mon genre, mais bon, ça mérite quand même une photo… 


Comme une averse arrive, je rebrousse chemin et me réfugie dans un pub où je signe cette fois pour un sandwich…au crabe, original ;-) et arrosé d’un cidre de Cornouailles de 2012. 





Un petit extra de clotted cream ( oui, comme ça, toute seule, j’aime trop ça ! ) et je ressors. 


















Ayant bien arpenté Polperro en long et en large, 









et la foule commençant à être un peu trop dense à mon goût, je repars. En route pour Looe, voyant la bifurcation pour Talland, je me dis que je me prendrais bien un thé dans le beau Talland Bay Hotel, découvert le matin. Juste après la pluie, ça parait encore plus verdoyant et éclatant, et je me régale à prendre des tas de photos de ce jardin extraordinaire. 



































































Installée dans la veranda, je discute avec trois personnes d’un certain âge dont une des dames m’a abordée à propos de mon casque : « ah, vous êtes à moto, c’est super, vous venez d’où, vous allez où ? », les questions habituelles auxquelles je réponds volontiers. Ils sont tous bien contents quand je leur dit que je viens du Devon, notamment du Dartmoor, et que j’ai bien aimé…car ils sont originaires de ce comté :-) Je suis toute fière de parler de Widecombe avec la bonne prononciation, ce qui fait qu'ils comprennent tout de suite ;-D


Après avoir admiré quelques lapins qui ne se rendent peut-être pas compte de la super vue qu’ils ont,








 je repars, un peu triste cependant de ne pas avoir les moyens de me payer une chambre dans cet hôtel si particulier…

Retour à East Looe, où je vais me promener sur la jetée et à la plage. 




















































En revenant près des bateaux de pêche, j’assiste à une scène, sans doute classique, de bagarre entre des goélands pour un petit poisson plat ( sole ? ) volée sur un bateau. 





Retour à West Looe où je monte sur une corniche ( tiens ! une "cornish corniche" ;-) ) pour voir le port et la plage sous un autre angle... 












































Petite pause détente au B&B, avec Francis revenu de son périple, puis nous allons manger à Trawlers on the Quay 




et je me régale d’un original maquereau grillé « rarebit », donc recouvert d’une sauce au fromage fondu et à la moutarde, suivi d’une sole entière au beurre de câpres. 



Francis prend un chèvre chaud sur salade et des fettucini aux lardons.

Nous rentrons au B&B et, me rappelant de la soirée folk, bien qu’il soit 21h30, je décide d’aller voir ( Francis n’est pas intéressé ).

J’ai d’abord du mal à trouver, dans le pub, où les musiciens se trouvent, je crains que ça ne soit fini. La serveuse me met sur le bon chemin et je me retrouve dans une salle avec quelques musiciens et quelques spectateurs, on doit être une douzaine maxi !

Pourtant, il n’y a plus de chaises, donc je m’assois par terre au milieu des musicos, avec ma pinte de cidre :-)

Au fil des chansons, je découvre qu’en fait quasiment tous les gens présents sont musiciens ! Ils sortent tous, chacun leur tour, leur instrument, et jouent, et chantent pour certains. 

Désolée pour les photos un peu floues, mais je ne voulais pas déranger les musiciens avec le flash. 





Je suis frustrée de ne connaitre aucune des chansons ( à part un vieux tube d’un groupe anglais qui me dit vaguement quelque chose ! ) et de ne pas franchement comprendre toutes les paroles, mais je me sens quand même bien dans cette ambiance folklorique qui me rappelle les singing-pubs irlandais :-)

Soudain, un des musiciens que je « comprends » le mieux ( dans les courtes explications qu’ils donnent de ce qu’ils vont interpréter ) annonce un chant irlandais, parlant de la jeune immigrée irlandaise qui a été la première à mettre le pied sur Ellis Island.

http://en.wikipedia.org/wiki/Annie_Moore_(immigrant)

Et j’ai les larmes aux yeux en écoutant cette chanson émouvante et prenante « Isle of hope, isle of tears »


De retour en France, grâce à la magie d’internet, j’ai pu retrouver les paroles exactes, et écouter quelques autres interprètes sur youtube.

Parole de Isle Of Hope, Isle Of Tears:

On The First Day On January,
Eighteen Ninety-Two,
They Opened Ellis Island And They Let
The People Through.
And The First To Cross The Treshold
Of That Isle Of Hope And Tears,
Was Annie Moore From Ireland
Who Was All Of Fifteen Years.

[Refrain:]
Isle Of Hope, Isle Of Tears,
Isle Of Freedom, Isle Of Fears,
But It's Not The Isle You Left Behind.
That Isle Of Hunger, Isle Of Pain,
Isle You'll Never See Again
But The Isle Of Home Is Always On Your Mind.

In A Little Bag She Carried
All Her Past And History,
And Her Dreams For The Future
In The Land Of Liberty.
And Courage Is The Passport
When Your Old World Disappears
But There's No Future In The Past
When You're Fifteen Years

[Refrain]

When They Closed Down Ellis Island
In Nineteen Forty Three,
Seventeen Million People
Had Come There For Sanctuary.
And In Springtime When I Came Here
And I Stepped Onto It's Piers,
I Thought Of How It Must Have Been
When You're Fifteen Years.

[Refrain]





Bref, contente de ma soirée musicale, je suis rentrée me coucher !

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