samedi 19 juillet 2014

CDE, 15 juin, de Summercourt à Camelford



Après une bonne nuit, nous commençons bien la journée avec un excellent full english breakfast : le bacon est fait maison par nos hôtes et il est clairement nettement meilleur ( plus goûteux et moins salé ) que les « industriels » mangés jusqu’à présent ( paix à l’âme des enfants de Mildred ! ). Les gros champignons sont bien poêlés et fermes sous la dent, les œufs « free range » ( "de poules élevées en plein air" ) et nous avons même droit à des viennoiseries, tout ça confirme l’excellent rapport Q/P de cette adresse fort recommandable.



















Note de Francis : "je me suis laissé tenté par une saucisse réellement maison, après l’insistance d’Andree, et je l’ai bien appréciée (la saucisse ! :;-)"



Suite à l’avis que j’avais mis sur Tripadvisor, voici la réponse d'Andree, à qui nous avons envoyé une carte postale Touchnote d'elle en train de nourrir Mildred, et dont j'avais oublié de vous dire qu'elle parlait français ( Andree, pas Midred ;-) ) :

"Merci beaucoup pour ecrire une critique - si hereux que vous avez apprecie votre sejour et le petit dejeuner, mais un grand merci pour la carte postale avec le photo de Mildred. Il m'a fait telement rire. J'espere que nous vous reverrons un de ces jours. Cordialement, Andree et Colin"

Pour l'anecdote : Colin est organiste bénévole dans sa paroisse ( nous l'avons entendu s'entraîner la veille ) et grâce à des connaissances, il a eu la chance, lorsqu'ils étaient en séjour à Paris, de jouer sur les orgues de Notre-Dame, durant tous les services d'une journée entière! Il était bien sûr aux anges mais Andree, à la fin, trouvait un peu le temps long ;-)

Après un dernier tour derrière la maison pour dire au revoir aux cochons ( pour info, pas la moindre mauvaise odeur ! )



nous partons vers de nouvelles aventures.
Aujourd’hui encore, il est prévu une grande ( de mon point de vue ! ) balade à pied.


Nous arrivons à Carnewas, où nous avons prévu une tactique un peu compliquée de dépose de motos dans deux parkings différents, pour pouvoir faire une bonne partie de la randonnée, mais sans avoir à revenir sur nos pas à la fin.
Ca commence bien : le gardien du premier parking ( payant ) du National Trust nous fait des signes pour nous faire comprendre que les motos ne paient pas, et nous indique l’endroit où nous garer :-)
Mais nous sommes là justes en repérage !
Là commence notre tactique « pas de retour à pied » : nous allons tous les deux au 2ème parking, à deux ou trois km de là, Francis y dépose sa moto, et je le ramène, en passager sur la mienne, au premier parking, où je gare ma moto.
Nous faisons notre belle balade ( cette fois 1h20, je suis fière de nous ! ) le long de cette côte superbe, même si les paysages sont moins photogéniques aujourd’hui à cause d’un ciel voilé.

Je mets quelques piécettes dans l'"honesty box" pour le parking :

http://en.wikipedia.org/wiki/Honesty_box
























 Et quand on arrive au 2ème parking, pendant que je continue un peu à me balader, Francis récupère sa moto, va au parking où est la mienne, qu’il reprend ( il ne peut pas me ramener directement car il a sa sacoche de selle sur la selle passager ! ) et vient me rechercher !
Pas mal, la tactique, non !?
Sauf qu’on avait oublié un détail : au début, pour que je puisse le ramener à moto, Francis a pris son casque… et l’a laissé attaché à ma moto.
Il se retrouve donc sans casque, à la fin de la balade, pour retourner avec sa moto au 1er parking !
On avait complètement zappé ça !
Heureusement que ça n’est pas loin, et que les routes sont peu fréquentées : il sera condamné à y aller en casquette, prudemment. Et tout se passera bien :-)

Nous reprenons notre Road-Book et faisons un arrêt à Padstow, mais comme c’est dimanche et qu’il fait plutôt beau, c’est la foule et ça gâche un peu le plaisir de flâner dans ce port de pêche assez important.

















































Pour l’anecdote, un certain Rick Stein a fait main basse sur la restauration dans cette ville et c’est vrai qu’on voit sa signature déclinée en plein de versions, du bon restau au fish and chips en passant par le café et le B&B ;-)

 Note de Francis : "D’où l’anecdote donnée par Andree le matin, comme quoi certains autochtones, lassés par l’omniprésence de ce cuisinier, avaient surnommé Padstow « Pad-Stein » !"

La rue commerçante ressemble furieusement à celle de St Ives, avec boutiques touristiques et boulangeries dédiées aux cornish pasties. Et là encore, il est trop tôt et je résiste à la tentation !














En reprenant notre route, le GPS nous fait passer par un gué, à notre grand plaisir ! Trop fiers de cette grande aventure ;-), nous nous prenons largement en photo en train de le franchir courageusement ;-D J’en profite pour utiliser pour la première fois le mode « rafale » de mon APN.





















Nous arrivons ensuite dans le vraiment « adorable petit port » ( si je dois n'en retenir qu’un en Cornouailles, je citerai celui-là ! Bon, et aussi celui de Boscastle, qu’on verra demain ! ) de Port-Isaac.
Principe habituel de ce genre d’endroit touristique : il y a un grand parking à l’entrée et il est interdit de se garer dans le centre.
Principe habituel pour les motards français culottés que nous sommes : comme on peut quand même y circuler, on descend jusqu’au centre et on avise.
On a bien sûr avisé en se garant juste à quelques mètres du port ;-D
Mais bien sûr, de manière très correcte, sans gêner la circulation, merci le petit gabarit des motos par rapport aux voitures.

















J’ai vraiment beaucoup aimé ce petit port, jugez par vous-mêmes :




















Nous décidons d’un pause déjeuner au Crab Pot, petit restaurant-boutique fait de bric, de broc et de récup’, mais très joliment aménagé.




Que pourrais-je bien manger au Crab Pot ?
Bravo, gagné : une salade de crabe, bien sûr !


















Le plus triste, c’est que je n’ai même pas eu assez faim pour prendre des fraises à la clotted cream en dessert ! Je dois être malade ;-)

En retournant aux motos, nous voyons un couple de personnes assez mal en point : elle avec des béquilles, lui avec une canne.
Mais finalement, ils sont plein d’énergie et on les admire : il range sa canne pliante dans son…top-case et attache les béquilles de sa compagne à l’arrière du... scooter ! Chapeau bas !

















Après 2-3 kilomètres à peine, nous arrivons à Port-Gaverne, bien plus petit encore que Port Isaac.





Nouvelle série de routes étroites bordées de haies fleuries ou traversant des sous-bois, j’adore :-),





 et nous arrivons vers 17h à notre B&B Higher Trezion,


près de Camelford ( encore difficile à situer au niveau de l’adresse vague, nous avons galéré pour le trouver sur Google Street View lors de la prépa, mais c’est bien mieux, de mon point de vue, que de tourner sur place sans trouver ! Là, c’était « fingers in the nose », merci la prépa, GSV et les GPS ! )

Comme toujours dans les B&B, accueil chaleureux par la propriétaire, qui en plus, fait l’effort de parler très lentement un anglais que Francis arrive à comprendre ! ;-)
Un effort qu’elle fera à chaque fois qu’elle s'adressera à nous, de notre arrivée à notre départ :o)
Elle nous présente notre belle chambre en-suite ( 60£, très bon rapport Q/P ! ) qui a une baie vitrée donnant sur un jardin verdoyant, c’est vraiment agréable, surtout avec ce soleil permanent ! Elle nous montre même des transats qu’on peut utiliser dans le jardin.



















On en profite immédiatement, en se faisant un thé. A peine installée je suis assaillie par un des chiens de la famille.
























Petit tour du propriétaire et de ses animaux : nous mangerons clairement des « free range eggs » demain au pdj ;-)






Après une pause bien méritée ( ? ), nous irons au village pour manger aux « Masons Arms »,







avec une terrasse agréable mais de la nourriture de pub grub plutôt quelconque.

http://www.wisegeek.com/what-is-pub-grub.htm
Bonne nuit dans une bonne literie :-) ( ben oui, à mon âge avancé, c’est important, le confort ;-) )

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire