lundi 7 juillet 2014

Vacances en Cornouailles ( + Dartmoor et Exmoor ) du 7 au 22 juin

dont Francis a trouvé l'acronyme : "CDE", pour nous simplifier la vie!

Journée du 7 juin.

Départ samedi matin pour prendre mon ferry du Havre à Portsmouth.
Francis, qui arrive de Nantes, prendra un ferry de Roscoff à Plymouth, et on se rejoindra le soir dans notre premier B&B dans le Dartmoor.
Petite panique sur l’A13 en arrivant au premier péage : je m’aperçois que j’ai oublié ma CB, confondue avec ma carte de fidélité Carrefour quand j'ai fait le vide dans mon porte-feuille ;-DD
Comme je suis bien engagée dans la voie spéciale motos ( CB uniquement ), et qu’il y a un motard derrière moi, sympa, il me dit que je n’ai pas besoin de m’embêter à manœuvrer pour en sortir, et il me passe sa CB et m’offre mon péage ( dans les 2€, de mémoire )
La solidarité motarde n’est pas morte, merci à toi, motard inconnu !

Je me gare au parking juste après, et je réfléchis à mon petit problème pendant environ trois minutes : mon GPS me dit que ça me ferait arriver un peu juste au départ du ferry si je retourne chez moi ( faisable, mais en allant un peu au-delà des vitesses légales pour « assurer » ! ), et j’ai la totalité de mon budget vacances en £ivres sterling sonnantes et trébuchantes sur moi.
Et heureusement, mon plein d’essence suffira à me faire rejoindre le Havre ( ça aurait été plus problématique si j’étais allée à Calais, comme c’est nettement plus souvent le cas quand je prends un ferry pour l’Angleterre ! )
En plus, comme je vais retrouver Francis dès ce soir en Angleterre, je pourrai compter sur lui en cas de besoin ( ou de dépassement de budget ;-) ), avec sa propre CB.
Ma décision est vite prise : pas de CB pour ces vacances !
Mais comme je suis toujours sur l’autoroute, je m’inquiète de savoir si j’aurai assez avec les 10€ et qq que j’ai sur moi en espèces pour payer le péage jusqu’au bout !
Mon ventre s’inquiète un peu aussi mais je le rassure en lui expliquant qu’on mangera dans le bateau avec mes £ivres ;-)
 Un peu de stress jusqu’au péage suivant où, prenant bien soin d’aller à un guichet « normal », je demande à l’employé si je vais avoir assez pour aller jusqu’au Havre. Il me rassure, ouf, je peux continuer sur l’autoroute ( j’avais déjà regardé sur le GPS et en fait, j’aurais quand même pu arriver juste à temps en le réglant sur « sans péage » ! ) :-)
 Soudain, que vois-je à l’horizon !? Zut !!! Un gigantesque pont que je vais devoir traverser au-dessus de la Seine, celui de Tancarville ! Je me souviens qu’un des deux ponts « du coin » ( avec celui de Normandie, je crois ) est gratuit pour les motos, mais est-ce celui-là ?
Re petite angoisse au niveau du paiement ! Mais ouf à nouveau, le pont est bien gratuit pour les motos, je passe à droite dans la file étroite prévue à cet effet :-)
Je finis donc par arriver au port en temps et en heure. Quelques motards attendent déjà dans la file réservée aux motos,



et on nous fait rapidement signe de rentrer dans les entrailles de la bête, avant tout le monde :-)
On est donc les premiers à s’installer dans le bateau, et je me précipite au bar encore vide de monde pour me prendre une de mes boissons préférées en Angleterre ( avec le lait frais qu’on trouve partout ! ) : du cidre ( et une bonne Magners, en plus ) ! J’accompagne tout ça d’un petit menu ma foi pas mauvais, et je me cale dans un bon fauteuil en attendant que passent les 4 heures de traversée.
Comme maintenant, mon forfait mobile m’autorise les sms à volonté en Europe, je peux converser avec « ma tribu » librement, côté français comme côté anglais, c’est appréciable et ça fait passer le temps.
Je peux même lire mes mails sur mon smartphone grâce au wifi gratuit de Brittany Ferries : c’est simple, le mot de passe est inscrit sur la carte d’embarquement :-)
Par contre, quand j’arrive dans les eaux anglaises, mon opérateur pète un plomb, je reçois ce sms :






















Beau ciel bleu en arrivant sur les côtes de Portsmouth,



par contre le débarquement est un peu long, à cause de nouvelles consignes douanières renforcées :-/
Je profite de l’attente dans la queue pour régler mon GPS en miles.
Et tant que j’y suis, je regarde aussi sur l’écran la pression de mes pneus, que me permet mon nouveau Garmin Zumo De La Mort Qui Tue ( « qu’il y a juste le café qu’il ne fait pas –encore- ! » ) via les capteurs installés sur les valves :- ))
Arghhhl, surprise : je suis à 34,6 à l’avant et 40,8 à l’arrière, chiffres incompréhensibles pour moi qui suis habituée à des "2 et qq" en bars :-/


Bon sang, mais c’est bien sûr : quand je bascule en miles, le GPS s’adapte aussi pour la pression des pneus en affichant l’unité usitée par les Gibis : le psi !  
Bon, ben quand je voudrai vraiment me rendre compte de la pression de mes pneus, il faudra que je rebascule le GPS en km ( euh, vous suivez ? ;-) ), mais là, plus le temps, je passe enfin la douane, à moi les ptites ( routes ) anglaises :-)
Et puis de toute façon, j’ai réglé le GPS pour qu’il m’alerte si la pression descend en-dessous de 200g par rapport aux valeurs de référence que j’ai rentrées, donc pas de crainte à avoir.
Pour être totalement honnête, je n’en avais aucune, mais je suis toute contente d’avoir ce gadget sur mon GPS ( qui permet quand même d'éviter les contrôles réguliers dans les stations-services, avec salissure des mains à la clé ! ) ;-)
GPS réglé sur le B&B réservé pour ce soir à Widecombe-in-the-Moor, je me régale du beau temps et de routes que je connais peu ou pas : je suis allée bien moins souvent dans ce coin d’Angleterre que dans le Kent ou le Sussex ! Je passe avec un gros soupir de nostalgie le long de la New Forest, mais j’ai pas mal de route, je préfère ne pas y faire un crochet… Une autre fois, c’est sûr !
Pause pour faire le plein, qui s’avérera être parmi le moins cher des vacances : 1,269£ le litre, ce qui fait quand même 1,61€ le litre, contre 1,50€ maxi en France, et ça sera souvent nettement plus au cours des vacances :-/
Je ne résiste pas à une autre petite pause «  rétro » ;-)


Les paysages sont verts et vallonnés, c’est bien agréable.


Et j’arrive enfin dans le Parc National du Dartmoor, accueillie par une « cattle-grid » caractéristique de ces régions où le bétail se promène en liberté,
 une grille en travers de la route ( sur le sol ) qui empêche les animaux d’aller au-delà de la zone qui leur est réservée, mais sur laquelle les véhicules passent sans problème.




Je passe un joli pont sur la Dart ( donc Dartmoor = la lande de la rivière Dart !),





que je suis pendant un moment, et bien que j’aie rentré précisément le logement ( avec assez de mal, et avec l’aide de Google Street View pour bien situer le B&B, l’adresse vague, largement en-dehors du village, ne suffisant pas !), je zappe une petite route sur la droite et je dois donc faire une boucle dans la lande ( pas déplaisante ! ) pour revenir à l’endroit « litigieux » où là, en faisant gaffe cette fois, je prends le bon chemin.
J’arrive au B&B vers 19h.



Je suis accueillie par les parents des jeunes propriétaires, qui ne devraient plus tarder à arriver, de retour de quelques jours de vacances. 
Je m’installe dans notre chambre ( 52£, pas en-suite ) bien confortable et dont la fenêtre donne sur des prés avec des chevaux, c’est bien bucolique et tranquille, en pleine campagne :-)





















  Et comme je sais que Francis ne doit pas arriver avant un moment, et qu’il aura profité de ses 6 heures de traversée pour manger, je pars vers le village de Widecombe-in-the-Moor (j’apprendrai plusieurs jours plus tard que ça se prononce « widicom’ » ;-) )




 avec la lourde tâche de devoir choisir entre deux bons pubs recommandés par ce qui est ma bible depuis 30 ans, le Guide du Routard :-)
En passant devant le premier, la Rugglestone Inn,


 je tombe sous le charme et je décide que ce sera celui-là le bon ! Belle auberge en pierre grise du pays couverte de fleurs, romantique beer-garden ( non, ces deux termes ne sont pas incompatibles, ils sont forts ces Gibis ! ), un ruisseau entre les deux avec canards, oies et poules qui gambadent partout, le décor de rêve est planté.




C’est rempli de monde mais j’arrive quand même par miracle à trouver une petite place dans le pub et je commande au bar deux de mes plats préférés en Gibiland : des « garlic mushrooms » ( champignons panés servis avec une sorte de mayonnaise à l’ail ) et du « garlic bread » ( pain recouvert de beurre d’ail et grillé ). Comme le pain, ben c’est juste du pain ;-), je prends en plat principal un « chicken liver pate » ( un autre grand classique des pubs du Royaume-Uni, une terrine de foie de volaille ) fait maison, servi avec du coleslaw ( marre d’expliquer, venez et essayez, vous saurez ;-) )  et le tout s’avérera excellent, je commence fort pour mon premier repas en Angleterre, mais je n’avais pas de doute sur le sujet : contrairement aux idées reçues, on peut facilement très bien manger en Angleterre, j’en fait l’expérience régulièrement depuis des années :-)






















Petit passage par le centre du beau village de Widecombe



















 puis je rentre au bercail et peu de temps après, Francis arrive, sans GPS lui, grâce aux notes qu’il avait prises lors de sa reco sur Google Street View : bravo à lui, il est arrivé directement, sans se tromper !
Il n’a pas emporté son vieux GPS Mio parce que comme je viens de m’offrir le super Zumo, je lui donne mon ancien Garmin, un Nuvi dont j’étais très contente, mais bon, des fois, on aime changer et se faire plaisir ;-)…
Et on passe une excellente nuit :-)

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