jeudi 15 septembre 2016

Pérou, 19 mai : Ollantaytambo, salines de Maras, Moray...



Petit déjeuner moyen, mais avec quand même une omelette et je suis contente qu'il y ait un grille-pain pour les tranches de pain de mie. 
La vue depuis la salle des pdj est sympa :-)







Celle de ma chambre aussi :-)

















Poderosa a apparemment passé elle aussi une bonne nuit, bien qu'elle ait résisté à l'attrait des hamacs ;-)




















Première visite du matin : dès 8h je suis aux ruines d'Ollantaytambo. Comme je pouvais garder la chambre jusqu'à 11h, j'ai laissé moto et affaires à l'hôtel et j'ai pris un taxi (1,50€!) jusqu'aux ruines proches, pour m'économiser! Je suis quand même déçue car j'avais demandé au patron de l'hôtel une MOTO-taxi ( que je trouve plus exotique! ), mais il a commandé une voiture :-/
Il a été étonné quand je lui ai fait la remarque, me disant que c'était le même prix mais plus confortable en voiture! Nous n'avons pas les mêmes valeurs ;-)
J'ai bien fait de m'économiser ce trajet à pied, car aux ruines, ça grimpe très sévèrement!



J'étais presque seule en arrivant, il y avait juste un groupe d'une dizaine de français qui écoutaient religieusement leur guide en bas du site, j'en ai donc profité pour monter seule en haut. Là-haut, un employé du site a commencé à m'expliquer un peu, en espagnol. J'aurais pu lui dire non : je savais qu'il voudrait "une pièce" à la fin, mais comme il était bien gentil et faisait des efforts pour que je comprenne son espagnol, je l'ai laissé me guider en haut des ruines et à mon grand étonnement, j'ai compris une grosse moitié de ce qu'il me disait, donc c'était toujours mieux que de me promener dans ces ruines au hasard, avec le peu que j'en avais lu sur le GdR :-)
Voilà le lieu, sous un beau ciel bleu :-) Les terrasses servaient pour les cultures.




Le tondeur de pelouse de service :
























Outch, dure ascension!























































De là-haut, la vue sur le village me permet de situer mon hôtel...et de vérifier, merci le zoom, que Poderosa ne s'est pas échappée ;-)

























































































Je ressors sur la place située au pied des ruines, colorée par les boutiques de souvenirs,


Musée du chocolat




















et je prends un moto-taxi ( non, mais! Et finalement, moins cher que la voiture : 0,90€ ) pour retourner chercher ma moto et partir vers de nouvelles aventures :-)
Je voulais faire une photo de Poderosa devant les ruines, elle est gâtée, avec un majestueux Inca à ses côtés!


































Sur la place principale, je vois le "comisaria" avec une moto de police garée devant : trop tentant, je rentre pour demander si je peux faire une photo dessus : pas de problème et en plus, le flic cadrera assez bien la photo ( bon, en général, j'essaie de les positionner où je veux, en zoomant d'avance l'APN et en leur indiquant si je veux une verticale ou une horizontale, mais malgré toutes ces précautions, ça ne suffit souvent pas :-/ )


















Poderosa et moi nous coltinons à nouveau les rues mal pavées "tape-cul" pour ressortir d'Ollantaytambo, sous le regard amusé - voire moqueur? - des poules et des canards ;-) mais nous retrouvons le sourire dès le premier mètre d'asphalte : à nous les routes et paysages péruviens sous un beau soleil ( certes un peu chaud ) :-)

























Prochain objectif : les salines de Maras, dont les photos, avant mon départ pour le Pérou, m'ont fait rêver!

Photos des salines sur internet.

Heureusement que, peu de temps avant le départ, Christian m'a rajouté une deuxième cartographie sur mon GPS car cette dernière connait Maras, village totalement inconnu de la cartographie Garmin ( ni même la route qui y mène )!

Précisions de Christian, pour ceux qui seraient intéressés : celle rajoutée avant le départ est une cartographie du Pérou, "libre" et donc gratuite, que l'on trouve facilement sur Internet, et qui s'installe sans aucune difficulté. Pour la version Garmin ( qui m'a servi à faire mes road-books ), c'est l'option "Amérique Centrale et du Sud" vendue en supplément un bon prix par Garmin...

Donc je bascule sur cette cartographie et j'arrive rapidement à un carrefour...que je n'aurais de toute façon pas pu louper avec la cartographie Garmin ;-D ( mais elle me servira dans d'autres occasions, étant bien complémentaire )























Mes yeux se régalent des paysages de montagnes, des animaux, des autochtones :-)




























Je vais bientôt savoir si Poderosa et moi sommes capables d'emprunter la piste qui va aux salines, car c'est la grande inconnue.


J'ai prévu en plan B, si ça ne me parait pas faisable, de trouver un parking sûr au village de Maras ( les salines sont à 8 km ) et de prendre un taxi.
Serge m'avait dit qu'il pensait que je n'aurais pas de problème, mais il ne connaît pas ma piètre capacité à faire du "hors-route" ( je ne parle même pas de hors-piste! ). Comme le dit le proverbe : je suis courageuse mais pas téméraire et je ne suis pas du genre à prendre des risques inconsidérés, surtout avec mes courtes pattes qui ne me permettent guère de rattraper un éventuel dérapage!
En fait, il n'y a aucun problème! Je n'appellerais même pas ça une piste, mais juste une route non asphaltée, super dure, bien tassée, bien plane et ce sont juste les pneus de Poderosa qui vont s'user sur les petits cailloux plus que sur le bitume ( ah, zut, tiens, au fait, je me rends soudain compte que j'ai oublié de repasser chez PMT, à mon départ de Cusco, pour prendre le kit de réparation, aglups :-/ ), mais il n'y a aucune difficulté particulière, je suis bien contente! C'est peut-être une autre histoire après de grosses pluies?
En tous cas, là, au contraire, je me régale :-)












Un peu avant d'arriver aux salines, beau panorama qui donne une idée de leur gigantisme!










En arrivant sur le site, mon GPS me dit que j'ai repris de l'altitude depuis mon départ d'Ollantaytambo : 3046 m!
Je trouve une combine pour la sécurité de Poderosa : je la gare devant l'accès aux toilettes où, après y avoir fait un tour, je demande à la "demoiselle-pipi" installée dehors si, contre qq soles, je peux lui confier la garde de ma moto et de son bagage : elle accepte avec plaisir, tout le monde est content :-) Comme il fait de plus en plus chaud, je lui laisse même mon blouson moto sur le dossier de sa chaise. Eh oui, je suis quelqu'un qui fait confiance aux gens :-) Mais bon, pour ne pas tenter le diable, j'ai quand même pris sur moi argent, papiers et clés de la moto, que j'ai cadenassée.
Comme dans tout bon site commercial qui se respecte ;-) l'accès aux salines se fait...en passant par des magasins vendant des souvenirs à base de sel, mais pas seulement ;-)
La vue de la terrasse qui domine les bassins des salines est impressionnante.
Ce patchwork me fait un peu penser aux bassins du quartier des tanneurs à Fès, au Maroc, la couleur...et les mauvaises odeurs en moins ;-)


J'attaque donc la descente sur le site lui-même, et avec la chaleur, le sel omniprésent et la réflexion du soleil sur l'eau, je comprends bien la dureté de la vie des paludiers. Il y en a très peu sur le site aujourd'hui.
Voilà quelques photos de ces salines.















































Retour aux boutiques avec quelques achats salins et je récupère Poderosa pour continuer mon périple, toujours sous un beau soleil, mais de plus en plus trop chaud à mon goût!







Vers la fin de la piste, je rattrape quelques voitures ( Oui! Avec ma petite moto! ) : mauvaise idée : elles soulèvent beaucoup de poussière, cough, cough!














Je prends la direction de Maras,










pour me diriger ensuite vers le fameux site archéologique de Moray ( rien moins qu'un centre de recherche agricole inca! La disposition des terrasses crée des micro-climats ).
Là encore, je me méfiais de la piste, mais elle est à peine plus caillouteuse que celle pour les salines, et parfaitement praticable pour ma brave Poderosa :-)
Je continue à jouir devant l'immensité des paysages :-)






Toritos de Pucara? ;-)




Je demande à la guichetière qui oblitère mon "boleto turistico" où je peux garer Poderosa en sécurité : c'est simple, juste là, devant elle, elle jettera un œil dessus! :-)






















Le soleil cogne de plus en plus, je suis fatiguée par mon crapahutage aux raides ruines d'Ollantaytambo et dans les salines, c'est donc mollement que je me dirige vers le site. C'est très photogénique, vu d'en haut :-) Et après quelques dizaines de mètres de descente, je ne me vois pas aller jusqu'en bas, puis remonter, d'autant plus que le principe de ces cultures en cuvette est qu'il fait plus chaud en bas ( en moyenne 5°! ), donc je rebrousse chemin, je suis satisfaite de ce que j'ai vu, ça me suffit!































Je repars vers Urubamba où je crois bien que je vais arriver à une heure décente pour pouvoir déjeuner à El Huacatay ( ah, tiens, je n'avais pas réalisé, c'est le nom de la plante dont j'ai eu une sauce au resto d'Ollantaytambo hier soir! ), chouette :-)


Les tables sont dressées dans un sympathique jardin bien fleuri.



















Je me "bagarre" un peu avec le jeune serveur pour obtenir mon cocktail gratuit grâce à la carte Tout Pérou, mais quelques instants plus tard, il arrive : a priori, le jeune a demandé au patron et a eu son approbation!














Excellent carpaccio de lama, vinaigrette de tamarillo, graines de sésame et sauce...huacatay, forcément!


Suivi d'une non moins délicieuse salade au fromage de chèvre, légumes grillés, graines germées et un tas d'autres bonnes choses :-)


Avec un verre de bon vin, addition de 68S ( environ 20€ ).

Je reprends la route en direction de Cusco. Comme je l'ai fait plusieurs fois dans la journée, quand je vois qu'il y a pas mal de kilomètres avant la prochaine bifurcation, j'éteins le GPS pour économiser sa batterie, et là, je suis tranquille un moment :














A un point du vue sur une montagne avec un autre site archéologique, une gamine en habit traditionnel pose avec son lama trop chou. Bien sûr, c'est pour se faire un peu d'argent, mais comme le tableau est charmant, je déroge à la règle et lui donne un sol ( 0,30€ ), avec l'approbation de sa mère, car je ne trouve rien qui m'intéresse dans les stands des femmes juste à côté.

















Me voilà de retour à Cusco, après une bien belle journée riche en visites, hélas un peu gâchée par la traversée stressante de cette grande ville



en plein bouchons de fin de journée ( je me fais presque renverser par un camion qui me frôle de trop près, j'ai réussi à retenir la moto! ), d'autant plus que mon logement se trouve carrément de l'autre côté de la ville! Bon, il faut que je positive : à l'inverse, demain, pour aller vers Sicuani, je serai du bon côté ;-)
En plus, la nuit commence à tomber, je vois moins bien, mais je finis quand même par arriver à bon port, bien épuisée!
Ah, je ne suis plus dans la même chambre, celle-ci a une salle de douche commune à d'autres chambres! ( pourtant c'est le même prix! )



Sur les conseils de la fille de Doris, je fais quand même l'effort de ressortir pour donner du linge à laver dans une lavanderia une rue plus loin, que je récupérai demain à l'ouverture à 8h, juste avant de partir.
3,60€ pour 1,2 kg lavé, séché, plié, ça va!
Je ne ressortirai pas pour dîner, pas faim, trop fatiguée. Comme dirait quelqu'un de ma connaissance : "c'est bon pour ce que tu as" ;-) 

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